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Yeti Lane: un nouveau départ

Yeti Lane © D.R

Yeti Lane © D.R

Ben sans Cyann, ça donne Yeti Lane. Auteur d’un magnifique premier album, le groupe est revenu sur la genèse du projet, le travail d’écriture, et l’adolescence de ses musiciens. Entre autres choses…

LoAc: L’album de Yeti Lane devait être le quatrième album de Cyann & Ben. Mais pendant l’enregistrement, nous avons eu des désaccords, et Cyann s’est progressivement désintéressée du truc. Finalement, c’est devenu l’album d’un autre groupe, et le projet a évolué de lui-même, puisqu’en tant que nouveau groupe, on s’est cherché, et ça a mené à quelque chose de différent. On voit vraiment ça comme un premier album. Cyann était là pour la première session d’enregistrement, mais c’est tout. Et de cette session, il ne reste que deux morceaux sur le disque.

Ben: On doute beaucoup. Mais le départ de Cyann n’a apporté que du positif. Bien sûr c’est triste, c’est la fin de quelque chose, mais c’est aussi un nouveau départ. Même si c’est pas toujours simple de repartir de zéro. Le fait que nous étions dans une phase de composition a fait que les choses se sont équilibrées, et on ne s’est pas posé trop de questions, du genre « comment allons nous faire en concert ». C’est venu plus tard.

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LoAc: En général, les textes sont à la première personne, mais pas terre à terre. Souvent, ce sont des associations d’idées. Une chose en amène une autre, et on finit par y trouver une cohérence. Le single, « Lonesome George », parle à l’origine d’une tortue géante des Galapagos, qui est la dernière représentante de son espèce. Je suis parti de là, un peu comme un gag, mais au final, ce n’est pas un morceau sur une tortue. Plus l’histoire d’un mec qui serait dans la peau de Lonesome George.

Ben: L’album va bientôt sortir en Angleterre, et  pour nous, ça représente beaucoup. Et par rapport à là où on en était arrivé avec Cyann & Ben, ça m’aurait ennuyé que celui-ci ne sorte pas là-bas. C’est un pays très intéressant pour la musique, mais également très stressant quand tu y mets les pieds. Quand les petits français débarquent là-bas, c’est intimidant, mais peut-être avons nous notre place là-bas. On verra bien.

Ben: Je ne viens pas de Paris, je viens du Nord-Est de la France. Quelques disques traînaient chez moi, mais c’était pas la discothèque idéale. Il fallait faire au moins une centaine de bornes pour trouver un disquaire. Alors j’ai appris grâce à des amis. J’ai vraiment été marqué par Neil Young, puis ça m’a mené à Pavement, Sebadoh… Je ne sais pas trop ce qu’écoutent les adolescents de nos jours. Désormais, avec un téléphone, tu peux écouter ce que tu veux. N’importe qui peut avoir une bibliothèque iTunes de 15000 titres, mais si tu ne vas pas jusqu’au bout, si tu n’écoutes pas, ça ne sert à rien.

Yeti Lane sur Myspace

Et en concert au Glaz’Art le 29 octobre

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