Existe-t-il une ligne pop reliant les expérimentations des Talking Heads période « Remain In Light » et le néo folk totalement baba cool des Fleet Foxes ? Possible que la réponse se trouve du côté des Local Natives. Ca se passe à Los Angeles en 2010. Nouveau venu dans la cour des combattants, Local Natives est un groupe qu’on pourra définir comme « vocal ». Vocal car les timbres de voix comme les coupes de cheveux particulièrement proches des Fleet Foxes dans leur premier single « Sun Giant » et musicalement pas si éloignés non plus des canadiens d’Arcade Fire. Voilà pour le pedigree.
Ce quintet originaire de SilverLake, banlieue chic de Los Angeles, sort finalement, après ses multiples singles, son premier album « Gorilla Manor ». Comme d’habitude, quand il est question de look d’étudiants et de penchant pour les chemises à careaux, c’est Picthfork qui a lancé le buzz. Il a fallu attendre ces dernières semaines pour que le message soit relayé en Europe. « Gorilla Manor », un titre bien trempé, du nom de la villa que le groupe partage à mouiller leur musique quasi-unique dans leur Californie natale.
Révélation et attraction du dernier festival texan South By Southwest en 2009, nos boy scouts californiens proposent de longues mélodies habiles, en perpétuel mouvement nous berçant dans un univers de rêve. La tournée européenne commence. Ils sont d’ores et déjà attendus à la mi février à l’affiche de La Route du Rock Hiver.
Des airs inspirés de plusieurs mouvements nord américains, bien ancrés dans la tendance d’aujourd’hui. Je ne dis pas que ce disque va changer des vie, mais il nous amène déjà une fraicheur originale, qui devrait provoquer un attachement.