Les canadiens de The Besnard Lakes viennent de publier leur troisième album Are The Roaring Night. L’excitation du moment ! Un disque de rock classique façon seventies d’une pureté unique. Du rock rétro ? Meuh non… Rencontre avec Jace Lasek et Olga Goreas, le couple à l’origine de ce « package d’art. »
Vous sortez un album qui sonne très seventies, épique… Mais on entend quand même quelques éléments de shoegaze. Est-ce que ce genre à toujours autant d’influence sur votre musique ?
Jace Lasek : Oui. Et cette période aura toujours de l’influence sur nous. On est vraiment fans de la densité des wall of sound. Phil Spector a commencé. Et puis il y a eu Jesus And Mary Chain, Ride, Swervedriver qui ont récupéré ça et qui l’ont porté à un autre niveau. On adore construire quelque chose de très dense musicalement. On le fait presque par défaut. Vu qu’on adore ce genre de musique, ça vient naturellement.
Vous composez spontanément uniquement ?
Jace : Parfois oui, parfois c’est très structuré. Comme on a notre propre studio, c’est très facile pour nous d’assembler plusieurs idées, plusieurs couches et de juste voir comment ça sonne. Je suis toujours du genre à en faire trop. Mes albums préférés sont toujours ceux qui sont les plus denses, ceux de Spiritualized, Phil Spector, Brian Wilson… où il y a énormément d’instrumentations. J’adore !
C’est amusant comme tous les classiques de cette époque ont un écho et une influence sur la musique aujourd’hui.
Jace : Oui en effet. Et en particulier, il y a eu un grand retour de Brian Wilson. Même s’il n’a jamais vraiment disparu. C’était au milieu des années 90, les gens ont redécouvert sa musique. Je pense qu’à partir du moment où on est placé dans le panthéon de la vieille musique cool, on reste à jamais dans les esprits. Brian Wilson sera toujours respecté comme étant un grand producteur de musique. Pareil pour Phil Spector. En tout cas jusqu’à qu’il soit inculpé de meurtre et foutu en prison… (rires) Mais ce qu’il a enregistré sonne toujours bien !
Il y a d’autres éléments qui entrent en jeu dans la composition de votre musique, la nature, des histoires personnelles, des histoires d’espions comme dans votre précédent album…
Jace : On avait utilisé l’histoire des espions dans Are The Dark Horse comme un thème sur lequel on allait travailler et chanter. C’était volontaire de ma part. Je voulais commencer une histoire, un scénario. Je n’avais pas d’idée précise en tête. Mais en écrivant les paroles, une histoire s’est créée. Au fur et à mesure, les personnages et l’intrigue se sont développés. Dans notre nouvel album, on les développe encore plus. Nos premiers disques sont comme une vague introduction. Mais pour celui là, je voulais que les gens fassent plus attention aux personnages, qui ils sont, entrer dans leur cerveau… D’une certaine manière, la pochette de l’album qui représente une scène de guerre donne aussi des pistes pour comprendre l’histoire.
« On ne voudrait pas que quelqu’un juge le livre par sa couverture »
vous avez des traducteurs?
Avez-vous les propos en anglais pour prétendre qu’il s’agit d’une erreur de traduction ?
Je ne crois pas…
Mais merci de réagir, cela prouve que vous êtes un vrai lecteur au moins.