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GOLDEN BOY

En deux mois de vie à Manchester,  on a vu quelques groupes assez rassurants sur l’avenir de la pop. Golden Glow, un projet solo musclé par un groupe de scène aussi enthousiasmant que fraichement débarqué, est indéniablement l’un des noms à retenir.

Phénomène assez rare pour être souligné, Golden Glow ne revendique pas son appartenance à la nouvelle scène musicale de Manchester. Pierre Hall, meneur du projet se méfie bien trop des phénomènes qui portent une scène au sommet du cool pour retomber aussi vite, entrainant les groupes dans sa chute. Pourtant, il est un Mancunien par choix et se plait à défendre l’état d’esprit qui règne dans la moitié nord de l’Angleterre, plus chaleureux que dans le Sud. Né à Londres, il a grandi à Liverpool et ce n’est que pour entamer des études de droit qu’il débarque à Manchester. Il est aussi un amoureux de Paris, où il passe plusieurs semaines tous les ans.

Cette absence d’enracinement se ressent fortement dans ses chansons qui dépassent largement les limites imposées par les critères d’une scène. Il mélange des influences rock inspiré par les 90’s, le post punk, mais aussi les balades, le tout avec un bon sens de la mélodie et des textes d’un niveau plus élevés que la moyenne. Avouant sans honte n’avoir écouté que Michael Jackson jusqu’à un âge indécent avant d’être fasciné par la pop au sens large (de la chanson française à la très culte C86), il peut se vanter, à peine plus de 10 ans plus tard, d’avoir une culture musicale à faire pâlir les journalistes et les DJs en herbe.

Alors que Golden Glow nous évoque au premier abord Felt et Echo & the Bunnymen, Pierre Hall n’a pas le profil restrictif de l’indie-boy classique. Certes, il passe sa vie dans les salles de concerts à voir des groupes aussi bons qu’inconnus, organise depuis plusieurs années des soirées live et ne cache pas ses fréquentations du côté des groupes de rock, mais ses sources d’inspirations sont plutôt à chercher du côté de la littérature anglo-saxonne et de la pop plus mainstream (Bowie, Françoise Hardy…). Du coup, la musique de Golden Glow ne fonctionne pas en circuit fermé, les chansons respirent et on ressent une grande marge d’évolution dans le projet.

Sur les 10 titres enregistrés  pour le moment, la tonalité est assez mélancolique sans vraiment être sombre. La chanson « Adore Me » est déjà un single en puissance, entêtante, qui va lorgner du côté de Joy Division. Enregistrées en solo, les chansons qu’on peut trouver sur Internet contrastent des versions live jouées avec un groupe solide, volontairement différentes des enregistrements. Rappelons aussi que vous pouvez télécharger un titre sur le sampler VoxPop n°2 ici.

Propos de Pierre Hall recueillis par Benjamin Durand et Caroline Harleaux.

Une Réponse to “GOLDEN BOY”

  1. [...] Golden Glow, c’est mon cousin Pierre Hall seul ou accompagné. Ce jeune homme à la voix fragile, qui n’hésite pas à laisser des fausses notes sur ses enregistrements, a condensé toute la musique publiée depuis 30 ans dans le Nord de l’Angleterre dans les 2 minutes 15 secondes de son Adore me. [...]

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