Un live classieux devant une salle vide, cet espace accentuant l’ampleur du nouveau son de The Horrors, où les échos semblent lutter entre eux pendant que Faris Rotter joue au crooner légèrement dérangé, tout ça entre deux incursions psyché d’une sihouette féminine.
Comme leur précédente vidéo, un live coloré et psychédélique pour les 8 minutes de « Sea Within A Sea« , le clip de « Who Can Say » a été réalisé par Douglas Hart, bassiste fondateur des Jesus And Mary Chains et désormais réalisateur de clips pour toute une génération de groupes avides de captations live soignées et aux effets un peu old school. Des effets semblables à ceux qu’il utilisait déjà sur ses clips pour My Bloody Valentine, Stone Roses ou Primal Scream et qu’il a déjà repris pour les Libertines, Babyshambles ou les Mystery Jet.
Après les clips clinquants et explosifs du premier album, annoncé avec fureur par les délires organiques et expérimentaux d’un Chris Cunningham, qui rempilait alors après quelques années d’absence sur ce média avec le clip pour le single « Sheena is a Parasite », The Horrors continuent de faire preuve de bon goût dans le choix de leurs metteurs en scène. Un changement de cap visuel, du cirque freak à quelque chose de plus atmosphérique, pour une évolution musicale que l’on aura l’occasion de voir live en Juillet au prochain Festival de Dour, seule date actuellement prévue en France pour ce quintet de l’horreur.
Chronique de l’album Primary Colors sur voxpopmag.com
http://www.myspace.com/thehorrors