Qu’est-ce qu’Industry Of Cool ? Une boîte de management responsable de Nelson, Brooklyn, The Agency et Sourya. Parlons en de ces derniers. Sur scène aux alentours de minuit, le quatuor s’est permis l’audace de jouer un set entièrement electro. Pas de batterie, pas de basse, pas de guitare. Mais à la place un déluge sonore incroyablement jouissif et d’une puissance rarement égalée. Preuve que les morceaux du groupe ont les qualités des tubes intemporels: en acoustique dans les bars mal famés du Xème comme en version « James Murphy is my homeboy » ce soir, le frisson est garanti. Les Sourya sont la personnification scénique de la fameuse sentence apprise par coeur par des milliers d’écoliers: « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » (Anaxagore de Clazomènes). Même les plus dubitatifs, ce soir, ne purent que hocher la tête, et répondre positivement à cette affirmation: Sourya, révélation de la décennie passée, a les armes en main pour régner sans partage sur celle à venir.