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The Drums: est-ce autorisé de surfer avec un cafard sur l’épaule ?

Larry Clark, nous avons un modeste cadeau à te faire.

Larry Clark, nous avons un modeste cadeau à te faire.

Les blogs indie de New York les portent aux nues. La presse faiseuse de hype s’enflamme: « Officiellement le groupe de Brooklyn le plus cool de ces dix dernières années » . The Drums mélange surf culture et new wave blanchie avec un sens de l’urgence impressionnant. En cette rentrée, vendez vos chiens et adoptez un garçon de plage moderne.

« Même nos chansons les plus joyeuses parlent de choses dans le genre « Oh je déteste vraiment ma vie! » (interview de The Drums dans le New Musical Express)

THE DRUMS « I felt stupid »

Au moment d’écrire cette chronique me reviennent, dans mon cortex enfumé, les paroles d’un vieux tube signé Lou Reed: « Vicious, you hit me with a flower… ». Voilà le programme des réjouissances du jour: du vice, des coups, des fleurs.

Face à vous le buzz pop rock le plus paradoxal du moment. Encore une régression vers les années 80, d’accord, mais, honnêtement il n’y a pas que ça.

Au premier plan, The Drums est représenté par deux jeunes gens secs, émaciés, charmants. Jonathan Pierce et Jacob Graham. Chacun le début de vingtaine. Chacun des gueules d’anges. Ils viennent de Floride, mais se sont désormais installés à New York. L’histoire raconte qu’ils se sont rencontrés dans un Summer Camp chrétien. À 14 ans. « On partageait la même confusion sur des domaines tels que Dieu, la foi, l’amour (…) Et puis il y a aussi eu la musique avec des découvertes fondamentales comme ce groupe electro obscur Add (N) To X ou ce vieux truc cold wave, The Wake »

Avec leurs allures de frappes homo érotiques, ces garçons ont tout pour devenir un genre de rêve esthétique pour qui aime ses rockeurs indie largement dotés d’un je ne sais quoi de gay friendly attitude. « Des chochottes, fuck me ! Au bûcher, VoxPop, le Pape avec nous et une benne à Guinness pour le corps de l’armée de terre » s’excitent les fans batraciens d’Oasis dans le fond de la classe. Si vous aimez les moues boudeuses, la fièvre dans le regard et, surtout, ce charme trouble que véhiculaient des acteurs type Matt Dillon, Rob Lowe ou Kevin Bacon, vous aimerez The Drums. C’est la même chose, mais en version pop de chambre pour étudiant.

Musicalement, la pâleur gracieuse émanant de cette formation rappelle, en vrac, les groupes marqués au fer rouge « The Sound Of Young Scotland » (Orange Juice, Josef K). Également quelques seconds couteaux de la division cold wave (The Wake), des références à la pop indie pour petits choses du défunt label Sarah Records (The Field Mice, Trembling Blue Stars).

Pas forcément des gagnants de l’affaire, donc. Des types que ça démangeait au niveau du bassin d’avoir quelque chose à cracher et qui l’ont fait avec violence. Des chansons comme « I Felt Stupid » et son refrain plein de culpabilité sont là pour attester de cette assurance en l’avenir. L’autre petit tube, « Let’s Go Surfing » et ses « Wake up it’s a beautiful morning… » martelés sur fond de sifflotements 50′s font aussi l’affaire. « Nous aimons les années 50, parce que c’est une époque où la pop était à inventer. Il n’y avait pas de cynisme, que des sentiments bruts et des mélodies ! »

THE DRUMS « Let’s go surfing »

Le bouche à oreille a commencé via les blogs. La plate-forme à téléchargement RCRDLBL a servi de rampe de lancement. Les concerts à Brooklyn dans des clubs branchés et le qualificatif légèrement stupide (mais incitatif) de « Joy Division sous Prozac » ont fait le reste du boulot. Un mini album 7 titres intitulé « Summertime », sort ces jours-ci, via le label britannique Moshi Moshi à qui ont doit déjà les découvertes de Late Of the Pier, Kate Nash ou encore thecocknbullkid. Ce disque ne va pas être le seul.

Ici, là, maintenant, tout de suite, ce groupe nous plaît. Il fait son The Cure période « Boys Don’t Cry » avec élégance. Il réinvente un Morrissey svelte, teenage à New York et au premier degré. Il célèbre la simplicité pop, mais dans une période compliquée. Il est surtout plein de cette fameuse urgence qui tiraille tout adolescent (et post adolescent) occidental au moment de passer, ou non, à l’acte: « Est-ce que je laisse parler ma part animale ou est-ce que je reste ce gentil être humain conditionné à subir les brimades de l’amour, du travail, de la vie ? » À l’arrivée, qu’est-ce qui subsiste après avoir écouté ces chansons ? De l’indécision, de la timidité, de l’arrogance et, peut-être, ô mon dieu, du sexe honteux entre deux portes. Non mon fils, tu n’iras pas penser.

LE SITE WEB DE THE DRUMS

LE SITE DE MOSHI MOSHI (LABEL QUI DISTRIBUE LE MINI ALBUM DE THE DRUMS)

9 Réponses to “The Drums: est-ce autorisé de surfer avec un cafard sur l’épaule ?”

  1. Esteban dit :

    c’est quoi ces blogs indie de brooklyn?

  2. clément dit :

    Guinness avec 2 « n », c’est mieux.

  3. beurki dit :

    c’est quoi cet article homophobe ?

  4. Mathieu dit :

    Où vois-tu de l’homophobie?

  5. nestodlasvegas dit :

    légerement tiré par les cheveux cette article…faite simple …comme les drums.

  6. Jean-Vic Chapus dit :

    O.K Patron !

    La prochaine fois on fait simple.
    Et vous, la prochaine fois, vous ne confondez pas les féminins et les masculin (« cette » article), ni n’oubliez les « s » à la fin de « faite » comme c’est le cas ici.

    On a un deal, patron ! Vendu ?

  7. Le baron rouge dit :

    Article complètement idiot, The Drums valent beaucoup mieux que ça…

  8. Gagadrums dit :

    Très bien cet article, pas homophobe pour deux sous mais qui dit bien le trouble pour la décennie 80 revisitée par une jeunesse troublée. Entre Morrissey, les Cure, et Jésus, y mieux à choisir qu’entre Les bb Brunes et Gossip… Putain, qu’est-ce que c’était bon.. et comment on s’emmerde jusque des revivals brutaux, sincères mais désuets aussi… l’époque est triste.

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