CHRONIQUE PARUE DANS VOXPOP #18 (JANVIER-FÉVRIER 2010)
Mogwai, c’est avant tout un malentendu. On pensait au début avoir affaire à de savants architectes sonores, avant que les écossais ne se révèlent avant tout être de sérieux collectionneurs de décibels. Ce qui ne les a pas empêché, album après album (“Hardcore Will Never Die, But You Will” est leur septième), de tisser avec brio, et parfois beaucoup de finesse, de magnifiques toiles instrumentales. Jamais aussi bons que lorsqu’ils se la jouent romantiques (“Friend Of The Night” est leur plus belle réussite), Stuart Braithwaite et ses acolytes récidivent dans le domaine de l’excellence en ce début d’année. Et sans trop se donner de peine. On y retrouve ici les grosses ficelles qui tiennent leur carrière depuis le premier jour, soit des empilements de guitares (“San Pedro”, “Rano Pano”), quelques beats décérébrés (“Mexican Grand Prix”) et toujours ces titres à la con (“You’re Lionel Richie”, choisi parce qu’ils l’ont accosté un jour dans un aéroport). Dix chansons. Mieux: dix paysages. Qui composent un univers toujours plus riche et sophistiqué. Vibrant.
Nico Prat