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Le Printemps de Bourges : Premier Jour

Nelson - Paris, 2006 © Mathieu Zazzo.

Nelson - Paris, 2006 © Mathieu Zazzo.

Côté festival, Ben Harper, ouvrait les débats provoquant notre indifférence coupable. A la place, nous sommes allé constater de la bonne forme de formations parmi les plus excitantes de l’hexagone.

Arrivée en Berry en fin d’après midi. On retrouve Bourges habillée aux couleurs de son festival phare mais encore peu investie par les festivaliers. Un seul concert est officiellement programmé ce mardi, l’exclusivité nationale de Ben Harper en live pour présenter son nouvel album sorti le jour même. Et là… Non, je ne peux pas manifester plus d’enthousiasme pour l’évènement. De toutes façons, les fans ont sûrement trouvé ça formidable et on le leur souhaite chaleureusement. En plus de ça, le concert était retransmis sur France Inter alors que demande le peuple à VoxPop sur le concert de Ben Harper hein ? Et bien le peuple a raison de se moquer de notre avis, on ne soumettra que le très amusant passage où Ben Harper a fait croire au public qu’il entamait une reprise de « Under Pressure » de Queen et David Bowie. Grand farceur, il s’est contenté de la ligne de basse. C’était le moment où notre équipe passait à côté du chapiteau du Phénix pour se rendre au 22…

Sur le site aux deux salles jumelles se déroulait la fin de la manifestation MaMA, grande conférence internationale réunissant à Bourges plein de professionnels de la musique venus du monde entier et des groupes fers de lance des musiques actuelles de France. C’est ainsi que nous avons retrouvé le groupe parisien Nelson, présentant un répertoire à 80% inédit devant un petit public de professionnels. L’ambiance est certes moins stimulante que les 30 000 personnes du festival Solidays qu’ils avaient enthousiasmées en 2007, mais l’idée est de séduire des promoteurs des quatre coins du globe et dévoiler aux journalistes curieux la teneur du futur deuxième album. Les rythmiques se font plus tribales et les voix se mélangent à l’envie sur « Barrenboyne » ou « Cat Choke ». Les morceaux sont encore en chantier et c’est un peu à un spectacle de construction qu’on a affaire. Ce regard presque voyeur n’est d’ailleurs pas désagréable. Il semblerait que Nelson en soit à se demander s’il vaut mieux être Einstürzende Neubauten ou New Order tout en ayant ingurgité beaucoup d’Animal Collective et TV On The Radio ces derniers temps. Nelson a sûrement besoin d’accoucher de son nouveau disque mais la prestation donnée à Bourges n’a fait que raviver les grands espoirs placés en lui.

Le temps nous a fait défaut pour assister au concert des pourtant excellents Narrow Terence à l’Auditorium. La dernière partie du concert qu’il nous a été donnée de voir laissait transparaître toute la noirceur et la rugosité du groupe. Parfaitement bien mis en valeur par le son, sublime, de la salle, le groupe donnait une très belle performance bluffant l’assistance rassemblée ce mardi soir.

La fête se finissait assez vite donc un petit Bourges by night succint s’imposait et pour célébrer la musique, un fier bar berruyer proposait un karaoké sur « Laissez Moi Danser » de Dalida et l’impayable « Mendiant de l’Amour » d’Enrico Macias. Somme toute une mise en bouche de choix avant le départ des hostilités festivalières.

MySpace de Nelson

MySpace de Narrow Terence

Une Réponse to “Le Printemps de Bourges : Premier Jour”

  1. Ane honni(m) dit :

    Et pourquoi « en Berry » ?
    Et pourquoi pas « dans le Berry » ?
    Et pourquoi cette trace substantielle de mépris parisianiste crasse ?
    Et pourquoi pas un commentaire outrancier à côté de la plaque ?
    Vive les commentaires \o/

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