Souscrire à la newsletter
Email:

LONGUE VIE AUX SUPER CENTENAIRE !

2 (The Enemy) par Centenaire

2 (The Enemy) par Centenaire

Deuxième album ambitieux pour Centenaire qui réunit sous cette enseigne séculaire les bidouilles électroniques de Domotic, le folk chelou de My Jazzy Child, les délires multi instrumentistes d’Orval Carlos Sibelius et le jazz d’Aurélien Potier. Un « supergroupe » super indé qui mériterait que l’on parle autant de lui que l’on a parlé de Jeanne Calment. Mais il faut croire qu’il est plus médiatique de chanter sans dentier que d’édenter ses chansons.


Le communiqué de presse annonce The Enemy comme « le deuxième album du supergroupe issu de l’underground parisien. » Super groupe, on veut bien mais super indé aussi. Car les super membres du supergroupe ne sont autres que  Domotic, My Jazzy Child, Orval Carlos Sibelius et Aurélien Potier. Soit des fous qui font de la musique comme on ne pensait pas qu’on en faisait en France. Au diable la chanson à texte ou la pop sucrée que les majors nous vendent comme « l’exception culturelle française. » En France aussi on fait du post rock qui lorgne sur la pop sophistiquée et l’electro. De la musique chercheuse en somme. Et cette musique est Centenaire !

On avait adoré le premier album éponyme très mélodieux, ses boucles de violoncelles, ses comptines pop finement ciselées.  On a eu plus de mal à rentrer dans le second, moins évident. Si Bottle Of Sound nous ramène à l’ancien Centenaire, les autres morceaux donnent l’impression de partir dans tous les sens, à la conquête de l’ouest mais aussi de l’est, du nord et du sud… Mais 2 (The Enemy) est sans doute plus proche de ce qu’est Centenaire que Centenaire (le premier album, vous suivez ?). Car, comme nous l’avons souligné, Centenaire est un « supergroupe » qui rassemble sous un nom grabataire de fins explorateurs sonores qui laissent trainer leurs oreilles autant sur du post rock que sur la pop étrange de Sparklehorse, la plus classique des pop produite depuis les Beatles ou de l’electro pure et dure.

The Enemy suit tous ces chemins de traverses, coupe à travers champ, brouille les pistes… Et s’il n’a pas la cohérence de Centenaire, il ouvre de sacrées perspectives au supergroupe et devrait lui garantir d’éviter la super recette qui aurait pu être le piège de ce second opus séculaire. Quand on pense qu’en 2006 Centenaire se rêvait en groupe de « folk de chambre acoustique », on bénit Domotic, son kit de batterie et son orgue électrique ! Aujourd’hui, le groupe ne se refuse rien, éponge toute la création musicale d’Eliott Smith à Sonic Youth et a un boulevard devant lui. Longue vie aux Centenaire !

Laissez une Réponse