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Walk It Off

« Se prendre le mur », c’est aussi possible avec le mur du son.Immisçons-nous un moment dans l’intimité du groupe Tapes ’n Tapes. Nous sommes en 2007, dans un local de répétition aux environs de Minneapolis. Au pied du poster de Pavement est installé un petit autel. L’ambiance est tamisée par la lueur des cierges qui brûlent sous le buste en marbre de Franck Black. On distingue quelques notes griffonnées en rouge sur un tableau véléda : Arcade Fire -> chant possédé -> cool -> essayer chant possédé ? -> idée pour le live : essayer yeux révulsés comme le mec qui s’est pendu. L’heure est grave, nous sommes en pleine réunion.
« Bon, les gars, il va falloir penser au deuxième album, là.
- (les autres) : Ouais.
- Pitchfork a mis une bonne note à « The Loon », les blogs nous kiffent, les radios aussi. C’est chanmé, mais on a la pression les gars. Il faut pas se louper, hein, je le veux, notre passage dans The OC, moi !
- Ouais grave.
- Bon. On a des nouvelles chansons ?
- Ouais.
- Nan mais des bonnes, je veux dire.
- Ah…
- Bon, on verra plus tard. Les gars, qu’est-ce qu’on veut pour cet album ?
- Un gros son.
- Graaaave, un pur son qui envoie le steak.
- Il y a ce type, là, Dave Fridmann. C’était une star il y a cinq ans. Il fait un son énorme, tout gonflé à l’hélium : grâce à lui, tu crois qu’il y a des vraies chansons sur le dernier Flaming Lips. Alors qu’en fait, non.
- Cooool.
- J’ai trouvé un putain de refrain archi fédérateur pour ‘Hang Them All’, je peux toujours le réutiliser sur ‘Headshock’, ni vu ni connu, à l’ancienne quoi.
- Pas con. Faudra pas oublier d’appeler un des morceaux ‘George Michael’. C’est gay, c’est 80’s, c’est décalé, les kids ils aiment ça.
- Grave.
- Bon, qui s’occupe des compos ? »

Cher lecteur, sauras-tu retrouver parmi ces trois propositions l’événement qui mit un terme à cette passionnante discussion ?
a) Le traîteur thaïlandais.
b) Un micro-cyclone.
c) Un fou rire général.

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