Souscrire à la newsletter

Jump Out The Window

Un air frais souffle sur la scène parisienne. Orouni est de retour.Deux ans après son premier album, « A Matter Of Scale », Orouni semble avoir définitivement laissé derrière lui le folk artisanal qui irriguaient ses premières compositions. Sur « Jump Out The Window », le Parisien assume pleinement ses ambitions pop au travers de compositions tout à la fois audacieuses et accrocheuses. On est pas en reste du côté des arrangements, plus élaborés et fourmillant de détails passionnants et invitant à la réécoute. Les contributions de Mlie et Mina Tindle renforcent ce sentiment de son étoffé et de véritable effort de groupe – on se plaît à penser que l’expérience d’Orouni au sein des fabuleux Limes n’est pas étrangère au ton d’ouverture et de recherche qui domine ici. Les duos sont d’ailleurs les morceaux qui attirent tout de suite l’attention, à commencer par ceux commis avec Mlie, qui combinent la force de l’évidence aux délices d’une construction riche et inventive. Plus surprenant, c’est un à Orouni vocalement décomplexé que l’on a affaire ici. Faisant fi de ses faiblesses, le chanteur s’autorise tout, même de crooner nonchalamment sur « The Perfume Conspiracy », morceau déjà présent sur « A Matter Of Scale », et magnifié ici grâce à la présence de Mina Tindle.
Dans un registre plus solennel, le classieux « The Only Pictures I’ve Got » impressionne par le soin accordé aux arrangements de cordes. « The Moneylenders » et « A Story of Ladder » sont probablement ce qu’Orouni a jamais fait de plus rock mais on est loin d’une structure classique, les ruptures de rythme et autres surprises mélodiques étant toujours de rigueur. L’ensoleillé « Air Hostess On A Mission » propose un vol direct vers les terres bossa-nova tandis que le luxuriant « The Tyrant’s Yoke », qui fourmille d’idées et de pistes à explorer, finit de nous convaincre des multiples possibilités que l’avenir offre à Orouni. Et aux chanceux auditeurs que nous sommes.

Laissez une Réponse