Souscrire à la newsletter

The Time Of The Assassins

Né de l’ennui causé par l’hibernation prolongée des Strokes, ce projet du bassiste Nikolai Fraiture n’est pas l’escapade solo la plus attendue.Membre le moins sexy et le plus discret du groupe new yorkais, il n’y avait à priori que peu de chances de le voir sortir quoi que ce soit, tant il passait pour un simple faire valoir, content d’être là, esquissant un grand sourire et basta. Sauf que tiens, Nick Zinner (guitariste des Yeah Yeah Yeahs) et Regina Spektor seraient aussi de la partie. On tend l’oreille, on jette un œil au livret, et alors que leur participation est en réalité très limitée (un titre chacun), on s’en moque, et lentement mais sûrement, on se laisse happer. Le chant est mal assuré, c’est certain. Sans doute plus à l’aise derrière une basse qu’une guitare, Fraiture l’est sans aucun doute. Et pourtant, le disque ne cesse de tourner depuis des heures. Passons sur le « Every Time » en guise d’intro, pour s’attarder directement sur la reprise du « You And Everyone Else » de Leonard Cohen. Touchant, c’est le mot, et il est faible. Et il s’applique également à « Providence, RI », autre merveille de ce disque. Tout le reste ne s’élève pas à ce niveau, mais se laisse écouter avec un plaisir certain (à l’exception du très maladroit « Dying Star »). Seul bémol, impossible de ne pas se poser la question : « à quoi ressemblera le prochain Strokes, maintenant que de toute évidence, les autres membres du groupe sont eux aussi capables de beaucoup de choses ? ». On aimerait avoir la réponse en 2009.

Laissez une Réponse