« Night Must Fall » est le premier opus en date des Padded Cell. Orgiaque, en toute simplicité.Œuvrant à notre goût beaucoup trop dans l’ombre – au sortir de la lecture de ce billet vous allez me réparer ça, pas vrai ? – ce duo apparait comme le chef de file d’une horde de zicoss’ pour qui le groove synthétique et le Korg sont devenus les fondements d’un nouvel alphabet festif.
Chantres de l’extrapolation des cadres du post-punk si chers à Mister Chance et autres Blurt, esthètes du dévergondage de figures d’angoisses et pourfendeur devant l’éternel de toute notion de hype, ces gars nous proposent là une musique tout bonnement diabolique, sans nom, dégoulinante de stupre, gorgée de paillettes toxiques. Comme si Poni Hoax était devenu vraiment méchant.
Avec cet album sans effets de manche, bande sonique de ce giallo fantasmatique que Carpenter n’aura jamais tourné – soupirs !! – les Padded Cell se lancent dans un combat sans rémission ni raison valable, si ce n’est une irrépressible envie de pousser aux culs du corps et des âmes ambiantes, de les jeter dans une arène puante de sexe et de bitume, où des palanqués de clones de la Divine de Waters forniqueraient avec des chiens à 3 têtes, tous vautrés sur les débris d’un monde chier la veille par ces corniauds.
Padded Cell ou comment, à la face de la nuit tombée, lancer un dernier assaut. Oui, montez les potards mes amis, l’Apocalypse a enfin du son.