Sexe, fripes et larsens… Les Kills font s’accoupler voix et guitares dans les studios de Lenoir.C’est toujours une joie d’assister à un live du duo le plus félinement sexy du rock’n’roll. Et, que dire quand cette rencontre se passe dans la backroom de Bernard Lenoir… Les Kills en black cession, c’est tout simplement jouissif !
Les deux zozos incarnent la classe bohème. Toutes noires, les pièces de leurs costumes rapiécés semblent avoir été récupérées dans des poubelles. Mais sur eux, c’est juste la classe. VV dans un voile à l’effigie de quelque idole de pacotille qu’elle a du arracher au mur de sa chambre d’adolescente, est sauvage. Elle chante à gorge déployée dans un micro à qui elle fait souvent les pieds. A la guitare, c’est une autre histoire. Un accord par ci, un accord par là, à la limite un troisième mais pas plus. En même temps, son acolyte masculin tient le manche bien mieux qu’elle ! Alors autant laisser la technique d’Hotel s’exprimer. La musique du duo est simple mais il fallait y penser. Et que je tape du poing sur mon instrument et que j’astique mon manche et que fait sauter l’ampli pour des effets électriques tectoniques.
Mais ce qui sourd surtout d’un concert des Kills c’est cette tension sexuelle sous jacente qui explose en fin de set dans une collision de 6 cordes… Toujours orchestrée par une batterie électronique, un peu trop présente.