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La fin d’Oasis canal historique, une fookin’ bonne nouvelle


Mike Tyson et Cassius Clay avant la branlée

Mike Tyson et Cassius Clay avant la branlée

Communiqués émouvants, récits d’une époque britpop en veux-tu en voilà, blogs de fans en surchauffe: depuis qu’on a annoncé la séparation du groupe Oasis, sur fond de Rock En Seine annulé, tout le monde fait comme s’il avait perdu un proche. Et si finalement la mort d’un brontosaure britpop était la meilleure chose qui pouvait arriver au rock?

Vous vous rappelez ce que vous faisiez au moment précis où l’on vous a annoncé la mort de Michael Jackson. Exactement comme vous vous souvenez de l’endroit, l’heure et la (les) personne(s) avec vous quand les écrans télé se sont mis à bastonner en continu des images d’avions de ligne s’abattant sur les Twin Towers de New York un certain 11 septembre 2001.

Maintenant, il va être question  de vous concentrer. Juste quelques secondes. Où étiez-vous vendredi 28 août 2009, dans le courant de la soirée, quand un bouche à oreille du festival Rock En Seine s’est mis à tourner en boucle: « Oasis annule son concert… blah, blah, blah… Liam Gallagher et Noel Gallager se sont foutus sur la tronche… gnah, gnah, gnah… Noel Gallagher annonce la fin du groupe » ?

OASIS « Do you know what I mean »

 

Dans quelques années des centaines de milliers de blaireaux au cerveau vaguement ramolli par la bière bon marché raconteront, devant des gamins crédules: « Justement, j’y étais, moi, à Rock En Seine,  avec un ticket acheté au prix fort, car je voulais voir Oasis. La vie est bizarrement faite, non ? » Après tout nous étions quand même des milliards à voir les Sex Pistols au Chalet du Lac, Joy Division aux Bains Douche, Nirvana lors de leur première prestation aux Transmusicales de Rennes.

Le premier effet de la (Vraie ? Fausse ? Temporaire ? Définitive ?) séparation d’Oasis c’est donc ça: un groupe finalement anecdotique au niveau artistique va prendre une place XXL dans la mythologie rock. Juste parce qu’il a tenu sa parole d’alcoolo et est devenu plus important que les Beatles ? Parce que  le septième, et atrocement naze, album « Dig Out Your Soul » (2008) est un must have de la britpop ? Non. Juste parce qu’Oasis a eu la bonne idée de se séparer, en direct, à Paris. Mourir dans « la plus belle ville du monde », comme Jim Morrison entre les murs cradingues du Rock’N'Roll Circus, cela vous pose un nécrologie.

Quand Michael Jackson est devenu tout blanco, il y a eu plein de conséquences réjouissantes. Des milliers de disques « Off The Wall », « Thriller » ou même de ce truc aussi infect qu’une pandémie qu’on appelle « Dangerous » se sont vendus. Le bon peuple s’est remis à parler de musique. Les journaux rock et pop sont redevenus une lecture sur les plages. Les DJ’s Mariolo du monde entier ont enchaîné « Beat It » avec « Dirty Diana » en beuglant dans le micro: « Et maintenanzzzzzzz’, voilàzzzzzz, The King of Pôpe, Maïkeul Djagzonne ! »

L’industrie du disque a poussé un ouf de soulagement. On a débouché le champagne. On a refait passer des prostituées Tamoul en notes de frais. Une major company (Ndr: Sony/BMG) a dû sans doute remettre au lendemain un énième plan de licenciement de ses cadres. Des gosses de 12 ans se sont faits pousser des afro, et c’était drôle. Des cadres sups ont mimé des pas de moonwalk, se sont foulés la cheville et c’était drôle. Prince sort un nouveau disque, et sa pochette avec des guitares en forme de méduses, son contenu à la masse, tout est drôle…

OASIS « Stop crying your heart out »

 

Faites une génuflexion, signez vous, crachez dans le bénitier: la « mort » d’Oasis peut aussi avoir de bonnes conséquences.

Et pourquoi pas voir enfin émerger une nouvelle génération rock, une pensée plus en phase avec le monde musical tel que nous le vivons? Pas ce truc profondément déprimant qui fait que des gamins de 15 ans vous disent en 2009:  « Mon groupe préféré m’sieur, s’appelle Led Zeppelin, les Beatles, le Velvet, les Stooges, The Stone Roses… » Vous les fixez alors avec inquiétude, vous tapotez leur petit bras noueux pour voir s’il y a encore un pouls qui bat. Vous regardez leur pupille. Sont-ils bouffés par les vers à six pieds sous terre ? Non ? Mais alors pourquoi cette maladie qui vous fait idolatrer des artistes rock qui ne sont pas de votre génération ? Pourquoi valider le fait que « La pop, c’était mieux avant. Et de toute façon tout a déjà été inventé ! » ?

Est-ce que nous voulons éternellement vivre dans un paysage où le meilleur album de tous les temps s’appelle soit « Revolver » des Beatles, soit « Pet Sounds » des Beach Boys, soit « London Calling » de The Clash ?

OASIS « Supersonic » (Live à « Nulle Part Ailleurs » – 1994)

Le crédit illimité offert à Oasis repose surtout sur les frasques, les déclarations à l’emporte-pièces. Beaucoup moins sur les chansons. Surtout, si l’on en juge à la qualité déclinante des albums du groupe depuis « Definitely Maybe » (1994). Vous pouvez évidemment citer « (What’s The Story) Morning Glory ? » au rang des bons albums britpop. OK, mais pouvez-vous vraiment dire, sans une dose de mauvaise foi effarante, que « Heathen Chemistry » (2002) ou  le dernier (et ultra naze) « Dig Out Your Soul » (2008) sont des grands disques?

Au contraire de Pulp, les frères Gallagher n’ont jamais soldé leurs années britpop avec un disque dépressif et intensément masochiste comme « This Is Hardcore ». Au contraire de Blur, ce groupe n’a jamais réussi à renouveler son image et aller voir ailleurs que son pré carré. Oasis a accepté de se faire construire des piscines d’intérieur avec un gimmick géant (la grande gueule, le surplace, l’Angleterre du nord) aussi reconnaissable que l’épilepsie de Ian Curtis, la pipe à crack de Peter Doherty, le regard de kangourou demeuré d’AC/DC. « Bonjour monsieur Gallagher, vous voulez un prêt pour cette villa à Brighton avec jacuzzi ? OK, OK, mais donnez-moi une garantie ! Vos sourcils déments, et vos conneries de poivrasses droguées sur le thème « Nous sommes le meilleur groupe du fookin’ world, mate ! » Parfait, cher monsieur, si vous m’assurez que vous continuerez comme ça jusqu’à ce que mort s’en suive, on va pouvoir le signer ce putain de bail ! »

En un sens Oasis est sans doute aussi fainéant que les vieilles peaux de The Cure.

Robert Smith c’est, pour l’éternité, un mec avec des cheveux bizarres en forme de corbeau mort sur la trogne. Un mec qui grossit à vue d’oeil, se laisse pousser les baskets et chante avec une voix de chochotte affectée. Quel rapport avec Oasis ? Le même sens du surplace. Quinze ans après leurs débuts, les frères Gallagher sont toujours deux frères crétins de Manchester qui jouent un boogie psyché un poil lourdingue, disent sans réfléchir « On va être plus gros que les Beatles, connard ! », supportent Manchester City plutôt que Man United, et, à la fin de la journée, se tapent sur la gueule. Baillement sonore…

Il y a un disque d’Oasis tous les trois ans. Une interview en pilotage automatique au NME deux fois l’année. Un ratio d’une bonne chanson par album pour cinq merdiques. Une bonne vieille routine de rentier à sourcils donc… Que certains, les braves naïfs, considèrent ce truc comme du rock’n'roll prouve qu’on a la musique qu’on mérite.

OASIS « Don’t look back in anger »

Oasis s’est séparé et, désolé pour mon insensibilité chronique, mais je trouve ça totalement cool. Noel Gallagher va peut-être écrire un bon album solo dans la veine de Neil Young ou Richard Hawley, comme semblent l’espérer certains avertis. Liam Gallagher va, qui sait, connaître soit une descente aux enfers romantico destroy à la George Best ou devenir gras, barbu et illuminé comme Eric Cantona. Peut-être va-t-il entrevoir la lumière en prêtant sa voix à des projets techno ? On gardera les excellents moments que restent « Definitely Maybe » (1994) et une poignée de chansons brillantes par ci, par là ailleurs (« Some Might Say », « Acquiesce », « Go Let It Out » pour ma part). There is no big deal… 

Qu’est-ce qui va se passer maintenant ?

L’Angleterre va chialer la perte d’un de ses doudous typically british au même titre que le thé de 17h ou les oreilles de clown du Prince Charles. Les Libertines vont se reformer pour faire passer le temps. Certains vont trouver leur méthadone dans les âneries de Kasabian ou le britrock de proximité des Arctic Monkeys. On va cesser de déterrer les années 80, pour enfin faire un linceul aux années 90. On va solder notre adolescence. Celle qui rêvait de Manchester, de classe ouvrière. Celle qui nous ordonnait de faire semblant d’être un gros con qui roule des mécaniques.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais, hum, il y a un mouvement de fond qui s’appelle l’internet, le téléchargement, le MP3… L’ancien monde musical vacille sur ses fondations depuis que le nouveau s’est invité sans prévenir. C’est le timing idéal pour que tout ce que le pop indépendante compte de potentiels génies en CDD (Late Of The Pier, Deerhunter, The Xx, The Horrors, Speech Debelle, Dizzee Rascal, Micachu, Yacht, Animal Collective, The Drums…) prenne de l’ampleur. Oasis qui s’efface c’est sans doute un crève-coeur pour les fans véritables de cette institution un poil anti progressive pour être honnête. C’est aussi une opportunité pour que la pop ne se conjugue plus qu’au passé. La porte est entrouverte, les jeunes, défoncez-la à coup d’iPod.

 

P.S: Quelques lecteurs sympas (!) m’engueulent, me font la leçon et me disent que, par le présent article, je manque du plus élémentaire respect envers ce qui serait « le groupe du peuple ». Dans le même temps, j’en profite pour faire la promotion de groupes obscurs « handicapés » et donc forcément élitistes. Oh ! Hé ! On se calme et on boit frais à Saint-Tropez , les copains. Sortez un peu de votre bulle en plastique. Faites quelque chose qui vous éclate ! 

Oasis c’est le groupe du peuple, sans doute, mais surtout du peuple anglais. Vous n’êtes sans doute pas british, pas des sales quartiers de Manchester, moi non plus. Je suppose même que les « groupes du peuple » français- Indochine, Obispo, Benabar, Sardou, Goldman, Mylene Farmer- vous en faites des cauchemars la nuit. Mais peut-être que je me trompe… En attendant, le discours à la « France d’en bas contre la France d’en haut » appliqué à ce qu’il reste de britpop patrimoniale, franchement, trouvez autre chose… 

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38 Réponses to “La fin d’Oasis canal historique, une fookin’ bonne nouvelle”

  1. db dit :

    « les âneries de Kasabian »; un peu fort.

  2. Luciano dit :

    Ok, ok, ok, tout à fait d’accord, mais, que je préférais qu’ils montent sur scène et que Liam dit dans son meilleur anglais :

    « Hello fucking Paris, this is our last concert ever, so let’s kick’ass… »

    Et que on puisse écouter en live Rock ‘n’ Roll Star, Cigarettes & Alcohol, Slide Away, Supersonic et pourquoi pas, Live Forever : )

  3. thomas p. dit :

    Merci!

  4. Anor dit :

    Quel est ton club de L2 préféré Jean-Vic ?

  5. Jean-Vic Chapus dit :

    En Avant Guingamp et le Stade Brestois, Anor. Et votre film favori avec Richard Berry dedans ?

  6. croushnaff dit :

    ah ben si quelqu’un arrive à écrire autant sur oasis c’est que finalement ils sont plutôt intéressants

  7. Reichingman dit :

    Est-ce que vous suivez une formation… pour être d’une telle mauvaise foi ?

    Je relisais il y a quelques heures les critiques des Inrocks de Be Here Now en 1997. Machine à tubes qu’ils disaient.

    Dès 1999 et la critique de The Masterplan, taillage de costard en règle, Oasis serait devenu un groupe bas du front.

    Les médias, surtout français ont un art du retournement de veste assez phénoménal. Désolé de vous décevoir, mais vos gesticulations assez paradoxales (attitude faussement blasée pour un monument des 90′s, enthousiasme improbable pour une nouvelle génération d’handicapés) ne suffiront à ré-écrire l’histoire du Rock. En définitive, ce ne sera pas vous qui déciderez de la postérité d’Oasis, ni moi d’ailleurs.

    Nous autres, les jeunes (en opposition aux vieux croutons – choisissez votre camp) avons du mal à imaginer comment les contemporains des plus grands groupes ont pu ne pas s’émerveiller de ce qu’ils avaient sous les yeux.

    J’imagine que dans 20 ans les jeunes se demanderont comment de tels articles ont pu être écrits.

  8. Anor dit :

    Un peu au hasard, mettons 588 rue du paradis. Et très bon choix pour Brest

    Question bonus: je constate que tu fais abstraction de Be Here Now et Standing on the Shoulders of the Giants dans le cadre de ta mise en perspective du déclin d’Oasis. Serait-ce en vue d’éviter d’alourdir l’énumération ou méritent-ils grâce à tes yeux ?

  9. Resonnance dit :

    Vous n’auriez pas du intituler votre article « La fin d’Oasis canal historique, une fookin’bonne nouvelle » mais plutôt « Comment déblatérer de manière gerbante ma frustration amère du manque de renouveau du rock ». Car hormis vomir sur bon nombre d’artistes, le fond de votre article et vos propos sont d’une vacuité atterrante. Beaucoup n’aiment pas Oasis, mais au moins ils ont l’intelligence de rédiger des diatribes argumentées et construites (n’est pas les Inrockuptibles qui veut… mais avec un peu de travail et de persévérance dans votre condescendance, vous ne serez plus rédacteur au sein d’un site anecdotique…). En tous cas il faut vous faire une raison, il y a eu une révolution musicale majeure dans les années 70, suivies de quelques tentatives d’émancipation ou de « nouveautés » entre les années 80/90, mais depuis le rock tourne en rond. Et ce n’est pas vos « génies » qui vont y changer quoique ce soit…

  10. Jean-Vic Chapus dit :

    Vous n’avez pas tort on ne décidera de rien, ni vous. D’ailleurs l’article ne disait pas le contraire.

    Par contre le laïus sur la « nouvelle génération d’handicapés » (ouh quel vilain mépris) je ne peux pas aller dans votre sens.
    Cette génération à vous de la rendre valide et à nous de lui donner un contexte pour s’épanouir. C’est nos boulots à chacun. Pour ça on essaye de ne pas trop se retourner sur le passé. Ou alors juste assez pour mieux participer à l’avenir de ce qui nous fait tous réagir: la musique. Ce truc s’écrit au passé, au présent, mais aussi au futur.

    Dans 20 ans croyez-vous vraiment que les jeunes trouveront un intérêt archéologique à relire des vieux articles et à compter les points sur le mode « Qui s’est trompé ? Qui a eu raison après coup ? Débattons… »

    Franchement, vous êtes adorable de nous accorder cette importance, mais on ne fait que passer.

    Merci pour votre contribution solidement argumentée, en tout cas.

    JVC

  11. squire dit :

    chapus, franchement quel ramassis de vomis as tu écris ici… pourtant tu encensais ce groupe dans les pages de rock and folk il y a encore quelques années, vous avez la mémoire courte messieurs, c’est abject et tellement franchouillard.

    non le dernier opus d’oasis est loin d’etre naze, au contraire il a terminé la carrière d’un groupe majeur (sauf en france qui se gave de gélatine façon U2 et coldplay) avec un bon disque sauvant la médiocrité de be here now et heathen chemistry.

  12. A. dit :

    Ce genre d’article, ça prouve surtout une chose: que la presse rock va très mal, elle est gravement malade. Il faudrait expliquer à Jean-Vic Chapus la différence entre un passionné de musique, et un journaliste rock. Parce que si Chapus est un journaliste, je suis le fils de Damon Albarn. C’est assez affligeant de voir un type de 30 balais écrire avec autant de puérilité, et de dédain. En espérant que vous ne soyez pas payé pour écrire ce genre de conneries..

  13. Reichingman dit :

    Mon cher JVC, permettez moi de vous arrêter : les meilleurs critiques sont ceux qui, au-delà des tendances et effets de mode arrivent à anticiper pour percevoir quel héritage laissera un groupe.

    Ca s’appelle le goût et la capacité à mettre en perspective.

    Finalement, en critiquant Oasis en partie sur son « attitude », vous ne faites pas mieux que les crétins qui se sont identifiés au Gallagher en mode « Ouais c’est trop des rebelles fuck ya ». N’oubliez pas que la musique reste l’essentiel…

    Lequel des nouveaux groupes que vous défendez a pondu un album plus inspiré que l’ « archinaze » Dig Out Your Soul ?

    Et en définitive, le cynisme – par opposition à l’enthousiasme parfois crétin, n’est-ce pas contradictoire avec ce que l’on appelle – peut être pompeusement – l’esprit rock’n'roll ?

  14. blur dit :

    Voici recrute cela t’intéresse ?

  15. Sguegos dit :

    Salut moussaillon.
    Un peu fort de café ton argumentation.
    On sait, via tes différentes interventions dans des canards boiteux tels que Rock’n'Folk et autres Newcomer, que tu adores tout nouveau petit groupe encensé par le NME lors de la sortie de son 1er single. Dans la génération des groupes des années 2000, tous avouent vénérer Oasis, le groupe de leur enfance/adolescence. En tout cas, tous les groupes anglais. Arctic Monkeys, The Coral, feu The Libertines. Sans Oasis, il est probable que ces groupes n’auraient jamais existé. Penses-tu vraiment que leur musique n’a eu aucune influence ?
    On sent dans ton article un dédain profond pour la musique populaire, car Oasis c’était ça aussi, pas de la musique pour intello, mais de la musique fondamentalement pour tous, portes grandes ouvertes, y entre qui veut. Pas un truc branchouille comme tous les groupes contemporains que tu cites, et qui ne perceront jamais dans le grand public.
    Ramener Oasis à ses frasques est typique des gens qui ne connaissent pas le groupe. C’est tolérable dans un article du Monde (et encore !), ou dans un article de Le Torchon (pardon, Le Point). Pas dans un mag ou un site spécialisé dans la musique. Ca témoigne une méconnaissance totale du sujet. Si Oasis a eu du succès, c’est avant tout par ses chansons. Si Definitely Maybe a été en son temps le premier album vendu le plus vite, ce n’était pas en raison des moeurs des frères Gallagher – pas encore connus -, mais bel et bien grâce à la beauté, la force et la puissance de leurs chansons : Rock’n'Roll Star, Live Forever, Supersonic, Slide Away. De grandes et belles chansons, des mélodies parfaites, portées par une voix au charisme et au romantisme impressionnants. Ces mélodies, ces textes, cette attitude de fierté a parlé directement au coeur de tout un tas de gens dans le monde. Cela a continué avec Morning Glory, puis Be Here Now.
    Si les albums suivants (à partir de Standing on the Shoulder of Giants) ont été moins bons, est-ce un défaut ? Ils ne pouvaient pas faire mieux que leurs deux premiers albums. Rares sont les artistes et les groupes à avoir enchaîné deux albums d’aussi grande qualité. A part quelques très grands (Beatles, Stones, Dylan, Young), personne n’y a réussi.
    Et malgré tout, dans ces albums post Be Here Now, il y avait toujours quelques très bonnes chansons : Gas Panic, Importance of Being Idle, Outta Time. C’est déjà très bien ! Beaucoup de groupes actuels au succès planétaire n’ont que 2 ou 3 excellentes chansons par album. Exemple typique : les Arctic Monkeys justement !
    Oasis, c’était aussi un excellent groupe en live. On ne sortait pas déçu d’un concert d’Oasis. A part les derniers temps à cause de la voix de Liam. Certes. Mais les groupes qui ramènent autant de monde à des concerts se comptent sur les doigts d’une main. (et je couperais volontiers celui correspondant à Muse)

    Bref, je ne comprends pas qu’un passionné de musique puisse se réjouir de la disparition d’un des meilleurs groupes des 90s. Nirvana est déjà enterré depuis bien longtemps. Radiohead vivote en sortant des albums plan-plan. Blur est en standby inquiétant. Dommage qu’Oasis rejoigne ce cimetière des légendes vivantes.

  16. Maxime Chamoux dit :

    Je ne connaissais pas ce groupe, mais c’est très bien écrit.

  17. Charles-Baptiste dit :

    Jean-Vic, tu me détruiras sans doute quand je ferai des Zénith mais j’adore cet article.

  18. Charles dit :

    Nico Prat il doit l’avoir mauvaise.

    Et si je puis me permettre pour vous rejoindre Mr Chapuis à quand des médias qui arrêtront de comparer n’importe quel groupe issus des « handicapés » de la nouvelle scène etc… aux grands du rock… ? Et si on les laissait faire leur trou. Par exemple The Horros, adulés un peu excessivement dans vos colonnes, a réussi une superbe évolution en deux albums…Qu’est ce qu’il en reste pour certains ? OUAIS BAH LE DERNIER..c’est DU SOUS NEW ORDER.

    A la suite de votre article, on peut s’interroger si une scène qui émerge (comme les indie handicapés), ne viendra pas surprendre, non pas parsa capicité à faire de grands hymnes « pop », mais bien à démontrer un volume de jeu, ded composition.

    On peut reprendre l’exemple de Dizzie Razcal, du gangsta Rap, vers l’electro putassière.

  19. Lolilololidl dit :

    A quel moment ça parle d’Oasis cet article ?

  20. paul gascoigne dit :

    Pas ce truc profondément déprimant qui fait que des gamins de 15 ans vous disent en 2009: « Mon groupe préféré m’sieur, s’appelle Led Zeppelin, les Beatles, le Velvet, les Stooges, The Stone Roses…»

    « Mon groupe préféré m’sieur, s’appelle les Pigeon Detectives, les Friendly Fires, les Fratellis, Au Revoir Simone, Santigold…»
    déprimant, non ?

  21. the osmonds dit :

    Les commentaires sur les sites d’information, c’est du grand n’importe quoi. Une foire à la lâcheté, la vanité, la bêtise, voire la haine (trop facile de déverser son tombereau de fiel cahé derrière son pseudo, y a pas à dire les mecs vous êtes vraiment trop des boss).
    Le web 2.0 est une grosse merde qui permet à l’humain de se complaire dans sa suffisance et sa paresse. C’est un leurre pour médiocres. Continuez les gars.
    Sinon…
    L’article est bien écrit, en plus d’être très drôle (ce qui est une sacrée gageure pour la presse musicale actuelle). Alors, comme dit la chanson : »si vous n’aimez pas ça… »

  22. Laurent Blot dit :

    Cool, bon article.

  23. luc blanchet dit :

    AC/DC et les Ramones n’ont jamais évolué, et je me fous que Blur ait réussi à le faire.
    Quand on a la classe, on la garde.
    Evoluer ? Des conneries pour journalistes qui ne savent pas se contenter de bonnes chansons.
    Je croyais que tu avais des oreilles, Jean-Vic, je suis déçu.
    Live Forever, Wonderwall, Acquiesce…
    Les Libertines ou Radiohead n’ont pas une seule chanson de ce niveau et les critiques se branlent.
    Je vous les laisse.

  24. Julien P. dit :

    délire!!!
    merci pour ce grand moment de rire
    ça me fait toujours marrer de voir des trous du cul tenter de rabaisser ceux qui ont du talent.
    ça n’a rien à voir avec la lutte des classes, c’est juste de la musique…et c’est tellement drôle de lire des crétins de journalistes qui vous expliquent (avec, certes, une certaine aisance dans l’écriture) pourquoi un artiste qu’ils n’aiment pas est forcément une sous-merde:) vous êtes le Laurent Gerra des critiques.
    merci:)

  25. Nikko dit :

    hehehe
    « Mon groupe préféré m’sieur, s’appelle les 13th Floor Elevators, les Red Krayola, les Electras, Les Litters, Les Mothers Of Invention… de toute façon y’a rien eu de bien depuis la séparation des Remains en 1966»

  26. Peter dit :

    Nous sommes ici face à la sempiternelle réaction du journaliste qui a envie de provoquer, de briller par l’originalité de son esprit ; et qui se laisse donc aller à un criticisme sauvage, peut être dans le but de rallier, de convaincre, tel le VRP d’une doctrine qui ne fera de toute façon jamais jurisprudence dans un univers qui divise autant comme la musique.

    Je m’interroge : si vous aviez dû prononcer l’oraison funèbre de votre acariâtre grand-mère, auriez-vous osé lui faire payer l’addition à ses funérailles devant une assemblée qui affiche une tristesse de circonstance ? Quiconque possède un peu d’éducation s’en serait bien gardé.

    Est-ce qu’Oasis était le groupe mythique dont « des centaines de milliers de blaireaux » se feront les ambassadeurs, auprès de la prochaine génération d’ados désoeuvrés qui se tournera vers les disques de papa maman ?
    Peut être qu’il le deviendra en effet : combien de groupes des années 90 peuvent se targuer d’avoir 15 ans de carrière derrière eux ? Je suis certain que vous pouvez m’en citer à la pelle, c’est votre boulot après tout… Mais combien ont connu cette popularité ? Je sais que la popularité n’est pas un indicateur pour les mollahs de la critique musicale, pis, c’est un gros défaut. J’espère donc que votre Rédaction ne se joint pas au gourou de la profession qui légitime à la télévision une consommation visuelle de la musique !

    Néanmoins, je pense que peu peuvent rivaliser avec Oasis sur ces deux critères, longévité et popularité. Chez Nirvana, « it’s better to burn out than to fade away ». C’est sûr c’est plus sensationnel, ça rappelle les grandes disparitions du rock donc c’est au dessus sur l’échelle de la noblesse musicale. Finalement ce sont donc plutôt les journalistes qui sont conservateurs et rétrogrades!

    Mais moi je me souviens que les deux, trois premiers albums d’Oasis, c’était plutôt bienvenu à une époque qui a vu briller avant Dr Alban ou Ice MC, et après les Spice girls ou Worlds Apart. Je crois pouvoir dire que le rock occupait une place minoritaire. Alors oui, Oasis on les trouve chez Auchan, et alors ? Arrêtons un peu ce snobisme Téléramaien…

    Bien sûr ce ne sont pas des virtuoses. Mais bon sang, Liam possède quand même un timbre de voix qui restera, tout comme celui de Robert Plant, Ian Gillian, Lou Reed, Brian Wilson et j’en passe… Et si Noel ne rentrera jamais au club des guitar heroes, qui n’a pas été bluffé par sa capacité à construire autant de chansons différentes en utilisant les mêmes accords ?!! Si cela n’est pas la preuve « en son » que la pop et le rock peuvent être réinventés…
    Enfin, pour l’arrogance et les frasques, qui y prête attention à part les journalistes qui essayent tant bien que mal de remplir leurs papiers dans la place qu’il reste après que la pub ait bouffé la moitié du magazine ?

    En condamnant de manière aussi manichéenne le fait que beaucoup s’émeuvent du split d’Oasis, car il s’agissait d’un groupe populaire, ne craignez-vous pas de décourager un substantiel renouveau du style en le cantonnant à l’anonymat de l’underground ? Les critiques seront bonnes, mais leur musique inconnue : petits moyens, petits concerts, petite notoriété, minuscule influence et ridicule contribution à la musique moderne.

    Ce n’est pas grave, les rats de MySpace et les journaleux snobinards pourront se branler à l’idée qu’eux, au moins, connaissent ce qui est inaccessible au plus grand nombre !

  27. Mathieu dit :

    Hmmm… en même temps, chers commentateurs, où est la mauvaise foi et le manque de nuance? Si vous preniez le temps de lire vraiment l’article, vous pourriez justement trouver cette phrase:

    « On gardera les excellents moments que restent « Definitely Maybe» (1994) et une poignée de chansons brillantes par ci, par là ailleurs (» Some Might Say» , « Acquiesce» , « Go Let It Out» pour ma part). »

  28. squire dit :

    Peter, merci pour ce papier, très bien écrit, et très vrai (malheureusement).

  29. Sarah dit :

    Non mais Jean Vic tu planes quoi. C’est quoi cet article ridicule?
    Il est de notoriété publique que tes gouts musicaux reflettent parfaitement ton dégout de la culture populaire au profit de l’indie obscure et inécoutable, mais que diable, un peu de respect.

  30. squire dit :

    Oasis – L’ultime gâchette

    L’un des groupes fondamentaux du patrimoine rock britannique vient de se disloquer pour le plus grand malheur des uns et le plus grand bonheur des autres. L’une des caractéristiques principales d’Oasis est de n’avoir jamais créé de consensus. Oasis n’est pas un groupe neutre. Soit encensé par les fans et la critique soit criblé de plombs à travers moult diatribes et chroniques cyniques envers le groupe de Manchester. Un groupe qui ne laisse pas indifférent. Un groupe qui s’inscrit donc dans la tradition rock and roll. Roll au sens lâcher prise sur le qu’en dira t-on, coups de boutoirs dans le politiquement correct, nonchalance absolue, liberté de parole et d’acte… Les frères Gallagher ne se sont pas fait prié pour suivre cette voie. Or il existe un pays qui est incapable de comprendre cela : la France.

    La France où le rock se décline à coup de chansons d’écorchés vifs – Noir Désir pour le haut du pavé, Saez pour la caricature – incapables de n’écrire autre chose que des mornes plaintes… C’est pour cela que l’on vénère tant Radiohead et Muse avec leurs chansons neurasthéniques pour les premiers et les incantations mégalo-prophétiques sur le mal et la fin du monde pour les seconds. La France qui pleure donc. Mais aussi la France qui rit. Qui rit jaune en fait… Amoureuse de ses saltimbanques de musique urbaine : Négresses Vertes, Têtes Raides etc. Rythme endiablé pour textes toujours aussi grisâtes et nauséeux… Au milieu de ce paysage moribond : le metal de mauvais goût sauce Pleymo et le rock boursouflé et pompeux façon Indochine… La France des sixties à côté de la plaque qui se gave au yé-yé alors qu’outre-manche et atlantique frémit un bouillonnement rock extraordinaire. Et lorsqu’elle ne se lamente pas, elle fait sa pisseuse en suçant son pouce sur Coldplay et U2, rares groupes rock ( ?) aux côtés de Muse et Placebo…

    La fratrie Gallagher au milieu de tout cela ne fait pas bon ménage…Arrogants ? Mais certainement. Mais qui ne l’est pas dans un groupe ? L’image par les mots, les actes, les déclarations virulentes ou par les bonnes intentions, les civilités, la charité […] relèvent du même sérail. Chris Martin en bon samaritain n’est pas moins arrogant que la bonne petite teigne de Liam Gallagher. Aller prêcher l’évangile selon Saint-Bono a de quoi faire rire quand on sait les dollars qu’il se met dans la poche… Quelle prétention que de vouloir « sauver le monde » non ? Le franc parler des Gallagher n’est pas pour plaire aux Français. Ni le sens de l’humour d’ailleurs. Ne verrait-on pas un soupçon d’ironie et de flegme so british quand les deux frangins se targuent d’être meilleurs que les Beatles

    Finalement la force de ce groupe c’est de n’avoir jamais fait semblant comme tant d’autres. Brut et déterminé le combo mancunnien n’a jamais baissé sa garde et n’a jamais dévié de ses convictions pour faire genre. Tant dans le comportement que dans la musique. Une institution ne s’érige qu’à force de fondamentaux et de fidélité dans ses principes qu’elle énonce. Oasis est une institution : franc-parler, aucune hypocrisie ni retour de veste au compteur, réputation fidèle à ce qu’ils sont depuis des années et animés par la pure tradition rock britannique en matière de classicisme musical. Oasis se fout de jouer les avant-gardistes, les innovateurs de talent, d’autres s’en chargent et font bien leur boulot. Oasis joue de la musique pop comme populaire, traditionnelle et enjouée. Et c’est un boulot dans lequel ils excellent à l’image de cette discographie qui n’a pris que deux fois un virage plus aventureux (toute proportion gardée on s’entend) avec « Standing on the shoulder of giants » en 2000 et « Dig out your soul » en 2008. En fait, seuls les critiques rock s’indignent qu’un groupe reste en territoire connu. Le peuple s’en fout éperdument contrairement à ce que tout le monde prétend… La France aime AC/DC et le lui rend bien… Pourtant on tient là le cador des cadors en matière d’immobilisme musical. La France exulte sur Coldplay et U2 dont on ne peut vraiment dire qu’ils ont fait preuve d’inventivité ou d’innovation… C’est bien l’attitude qui pose problème car au fond Oasis ne se démarque pas du classique rock des groupes précédemment cités. Avec la tripotée de tubes composés depuis 1994, si les Gallagher s’étaient comportés en Robins des bois du commerce équitable et épanchés dans les médias à coup de déclarations bisounours, il est fort à parier que leurs ventes ne totaliseraient pas 50 millions de galettes aujourd’hui mais plutôt le double…

    Le rock a une vertu parmi tant d’autres, c’est de procurer du plaisir à travers des chansons aux refrains évidents, enjouées, rythmées etc. Oasis pratiquait cet art à merveille. Peu en sont capables à l’heure actuelle. Le rock est à nouveau triste aujourd’hui, froid, synthétique, rongé jusqu’à l’os, mécanique, robotique –Tings Tings, Gossip, Kills, Klaxons etc. – à défaut de solos épiques, de mélodies réconfortantes et chaleureuses, de textes optimistes… Oasis savait faire cela. Ils ont permis à une voire deux générations anglaises de rêver à des lendemains qui chantent, de se sortir de la sinistrose ambiante dans un pays terni par les Tories, et tout cela à travers des textes qui ne flirtaient pas avec l’écho d’une balle qui siffle dans la nuit…Ils ont comme les Strokes en 2001 donné envie à une flopée de jeunes de monter un groupe qui revendiquent leur héritage : The Coral, Kasabian, Jet, Snow Patrol, The Libertines, The Enemy, Arctic Monkeys, The Rascals etc. Et respectés par leurs pères : The Who, Paul Weller, Neil Young, Johnny Marr, John Squire etc.

    Qu’on le veuille ou non, que cela puisse emmerder un paquet de gens, Oasis est devenu un groupe majeur, un monument, une composante partie prenante à jamais du paysage de la perfide Albion à qui on ne va quand même pas nous petits Français faire la leçon en matière de bon goût rock et pop, ce serait déplacé. Ils sont d’ailleurs avec Coldplay les deux derniers groupes majeurs à avoir émergé. En termes de longévité et de succès, aucun autre groupe ne les a depuis égalés. Ils laissent derrière eux un nombre de tubes impressionnant : Whatever, Live forever, Wonderwall, Don’t look back in anger, Supersonic, Stand by me, Champagne supernova, Roll with it, Morning glory, Rock and roll star, Lyla, Stop crying yer heart out… L’évidence des refrains de ces chansons (tubes FM parmi d’autres) pour ne citer qu’elles est souvent taxée de facilité voire fénéantise. Oui mais bon, écrire des “chansons facile” est un art à part entière. Cet art atteignait des sommets il y a encore une dizaine d’années. Aujourd’hui, rares sont les bons groupes de pop comme les Redwalls capables d’envoyer des refrains accrocheurs à la débottée ! Les vénérés Beatles au-delà de leur avant-gardisme de fin de carrière s’inscrivaient dans la même tradition.

    Puisqu’on mentionne les Fab Four, n’a-t-on pas frôlé l’indigestion à lire ces mêmes articles de presse rabâchant éternellement le même verbiage : « ils ont tout pompé sur les Beatles ». Une petite visite chez l’ORL serait de bon aloi pour ces prêcheurs de faux. Il est fort à parier que si les frères pétard avaient clamé « nous sommes plus grands que les Kinks », nous aurions eu droit à un florilège de lynchages type « ils ont tout pompé sur les Kinks ». Alors oui ils ont donné le bâton pour se faire battre. Mais l’analogie Oasis/Beatles n’en demeure pas moins simplifiée à outrance si ce n’est simplette… Le patrimoine pop rock britannique dans lequel puise Oasis mérite davantage d’analyse que la simple comparaison lapidaire aux Beatles. C’est oublier des décennies de tradition rock allant des Kinks aux Stone Roses. Oasis est la synthèse de tout ce patrimoine génétique. D’ailleurs, le dernier opus du groupe rappelle davantage T-Rex que les Beatles si l’on y prête une oreille un peu plus avertie.

    Alors leur séparation : bonne nouvelle ? Oui car le groupe n’avait plus rien à prouver. Oui car Noel Gallagher a très probablement le besoin de s’offrir un souffle nouveau la quarantaine passée, en prenant une incursion sur les chemins de Paul Weller et Neil Young. Oui car on peut attendre de sa part un disque solo fécond et à la mesure du songwriter prolifique qu’il est. Il n’a pas le talent de conteur d’un Ray Davies mais il a le sens inné de la mélodie. Enfin oui car Oasis à 60 ans sur scène dans 15/20 ans, cela n’aurait sans doute pas été très folichon à regarder. D’autant plus que le groupe commençait à faiblir scéniquement et friser l’auto-parodie. Un dernier chant du cygne avec « Dig out your soul », un bon album, certainement leur meilleur depuis le phénoménal « What’s the story morning glory ? », du moins un album cohérent dans son ouvrage et retrouvant un certain mordant qui leur avait échappé depuis le si décrié « Be here now ». Il faut savoir vieillir en tournant la page intelligemment, l’ultime crise de Rock en Seine n’était sans doute qu’un prétexte. Ceci dit, à leur image, c’est en toute fidélité que le groupe se saborde par une ultime baston. Rock and roll en définitive. Il n’y en a plus beaucoup des petites frappes rock and roll de la trempe de Liam Gallagher… Un jour ça nous manquera cruellement.

  31. Jb devay dit :

    ca fait du bien de lire des bons papiers sur ce site…

  32. Anthony Mansuy dit :

    Je pense que l’on pourrait prendre la réponse de Squire et la publier en tant qu’article, non ?

  33. Margaux dit :

    Squire ou le commentaire que j’attendais.
    Excellente réflexion pour un groupe ‘cultement’ bon.

  34. patrice burn dit :

    Etonnant que tant de commentateurs aient perdu leur calme sans atteindre le point Godwin. Pourtant « l’article de Jean-Vic nous ramène aux heures les plus sombres de notre Histoire ».
    Bravo pour cet article, argumenté et érudit

  35. Jean Thevenin dit :

    Ca fait du bien cet article

  36. squire dit :

    quel article fait du bien ?

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