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Pourquoi j’aime « The Final Countdown » d’Europe…

Europe © D.R

Europe © D.R

Oui, je sais. Rien de pire à priori que cette musique boursouflée, parodique et d’un mauvais goût certain. Pourtant, oui, pourtant, j’aime ce morceau…

Il y a dans ces 5 minutes et 11 secondes de quoi faire fuir n’importe qui, n’importe quand. Un son affreusement cheap (ce synthé plus kitsch tu meurs), ces paroles d’une connerie affligeante («We’re heading for Venus and still we stand tall », sérieux ???!!!). Et bien sûr, il y a le temps, qui a fait son oeuvre. Plus personne aujourd’hui n’ose cette production, ce solo de guitare, sans même parler, pour ceux qui ont poussé le vice jusqu’à aller voir la vidéo sur Youtube, de ces choucroutes peroxydées ridicules. Plus personne n’ose, non, et c’est bien dommage. On se fendrait tout de même un peu plus la gueule qu’à un concert de Camera Obscura.

Alors voilà, j’aime ce morceau. Aussi difficile à croire qu’à expliquer. Titre d’ouverture du troisième album des suédois d’Europe (anciennement baptisés Force avant de choisir le nom de notre bon vieux continent pour « sa force et sa puissance »), il se classe numéro 1 dans près de 25 pays, et se vend encore plus que bien aujourd’hui, sans que l’on sache trop à qui. Au-delà des chiffres, il y a dans ce titre une grandeur difficilement explicable. Les forains du monde entier vous le confirmeront, rien de tel pour mettre en jambe les moins téméraires au moment de se lancer à l’assaut de la montagne russe. Ouvertement axé stadium rock, « The Final Countdown » est un plaisir coupable, celui que l’on n’ose en général pas assumer. C’est comme mater un porno, on n’en parle pas à table. Mais on peut en parler sur ce site.

Tendez l’oreille: il y a au début un compte à rebours (ça a un sens), qui annonce la première déflagration. Qui ose encore faire ça aujourd’hui ? Qui croit encore assez en sa musique et a assez de prétention pour se risquer à ça ? Et ce riff de synthé. Ha, ce riff !!! Jouées sur un Roland JX-8P, ces quelques notes font parties, au même titre que « Take On Me » de aHa ou « Enola Gay » de OMD, de la famille des sons ringardisés mais oh combien reconnaissables. Certes, ça a mal vieilli. Mais sans doute pas plus que « Let’s Dance » de Bowie. Un nom cité en connaissance de cause puisque justement, les paroles de « The Final Countdown » se veulent inspirées du « Space Oddity » (tout comme le compte à rebours du début). Bien évidemment, à part une vague histoire d’espace, la ressemblance s’arrête là. Mais la tentative, aussi infructueuse soit-elle, n’en reste pas moins touchante. Quant au solo de guitare, il n’est pas plus honteux que tous ceux de Slash (et a le mérite d’être moins long).
Mettons de côté les détails, reste cette production. Aux manettes, Kevin Elson, producteur entre autres de Journey et Lynyrd Skynyrd. On reste en terrain connu. Et le résultat aurait sans doute été le même si le groupe avait travaillé avec le producteur de Scorpions comme il était initialement prévu. Le groupe de Joey Tempest n’officie pas dans le domaine du folk intimiste, qu’on se le dise !

Ce compte à rebours final est certes moche et vulgaire, beauf aussi. Aussi classe qu’un tshirt imprimé avec un loup ou une coupe mulet. De par son statut de bête noire, il n’en reste pas moins un grand moment de poésie maladroite. Pas classe pour un sou, mais drôle, lourdaud, et finalement d’un pathétique attendrissant. Je ne vous apprend rien en vous disant que « The Final Countdown » fut un succès immense dans les charts. Tous les charts. VH1, par exemple, le classa 16ème dans son top des pires chansons de tous les temps. Bizarrement, cela ne me fait que l’aimer encore plus.

12 Réponses to “Pourquoi j’aime « The Final Countdown » d’Europe…”

  1. tib dit :

    euh…?
    je comprends pas trop là

  2. Jem / -djinn dit :

    Sans compter cette inoubliable reprise :
    http://www.youtube.com/watch?v=Pw8sNoodIDk
    Moi, c’est pour ça que je l’aime.

  3. Maciek dit :

    Mais que ce mec ecrit mal…

  4. NIco P.R.O.U.T dit :

    et sinon quand tu vas chez le boulanger t’es plutôt baguette tradition ou 7 céréales?

  5. cyrod dit :

    J’ai toujours préféré Cherokee.

  6. Christophe dit :

    C’est un truc que les jeunes peuvent pas comprendre.
    Les même qui défendront mollement Tokio Hotel dans 20 ans…

  7. Eisenberg dit :

    LA meilleure reprise:

  8. Burn dit :

    Le bon goût est une prison.

  9. Eïpi dit :

    Ce mec n’écrit pas mal, au contraire, il a l’écriture parfaite pour ce type d’article : Passionnée, métaphores « crado-rock », etc…

    Par ailleurs, je ne réussis toujours pas à trouver quoique ce soit d’appréciable dans cette chanson, qui incarne pour moi la beauferie par excellence et va de paire avec « allumer le feu » ou « live is life »…

  10. Marbrefort dit :

    Un chef-d’œuvre

  11. Djé dit :

    Mais quel ramassis de bêtises dans cet article!!! Je suis guitariste depuis 18 ans, cette chanson m’a fait aimer la musique que j’aime actuellement.
    Comment peut on critiquer ne serait-ce que ce solo de guitare exceptionnel et par la même en mettre une soufflée à Slash qui est pour moi l’un des meilleurs guitaristes mélodiques (utilisation de gamme harmonique par exemple… ah oui, tu ne dois pas être musicien et tu n’y comprends rien!), un solo n’est jamais trop long s’il est bien joué et prend au tripe, c’est le cas pour cette chanson et pour les solos de Slash (November Rain, Estranged…)
    Certes les paroles sont un peu floues, mais cette chanson sonne comme un hymne, un appel à la bonne humeur et est très motivant.
    En tout cas je suis fan de ce groupe et je suis ravi qu’il se soit reformé.

  12. Capitaine R dit :

    Eh oui c’est ma musique préférée

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