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Que calor

canicule

Par paraphraser la contrepéterie belge, il fait beau et chaud. Trop beau et trop chaud pour écrire quoi que ce soit d’intelligent, mais exactement ce qu’il faut pour rester à l’ombre à siroter du Pulco. Avec quelques albums adéquats, évidemment.

Compilation « Fly Girls ! B-Boys Beware : Revenge Of The Super Female Rappers » (2009)

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Une compilation absolument brillante éditée par le non moins brillant label Soul Jazz, qui célèbre comme il se doit les pionnières du hip-hop féminin. C’est léger, c’est festif, c’est funky sa race, c’est souvent drôle et totalement tubesque. Comme ce « Simon Says » par The Sequence, un groupe d’anciennes pom-pom girls qui ouvre la voie à M.I.A. avec 20 ans d’avance :

JORGE BEN « Força Bruta » (1970)

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Parce que forcément, qui dit soleil, glande et indolence, dit Brésil . Et qui dit Brésil dit groove suave et tous les clichés qu’on connaît. Et qui énonce tous ses clichés à la fois – mais en mieux – dit Jorge Ben et « Força Bruta ». Si vous avez un conjoint c’est encore mieux.

(SWELL) « South Of The Rain And Snow » (2007)

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Comme son nom ne l’indique pas, le dernier album en date de (Swell) (on ne compte pas le nouveau projet Be My Weapon) est un disque parfait pour une sieste estivale. Les mélodies sont minimes, les arrangements  quasi absents, l’humeur est à l’horizontalité. Certes, c’est un peu chiant, mais c’est un ennui très beau.

NEW ORDER « Technique » (1987)

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Sans que je sache très bien pourquoi, cet album a toujours été pour moi synonyme de canicule et de farniente. Peut-être est-ce dû aux conditions dans lesquelles il a été enregistré : à Ibiza, par des semi-mongols ingurgitant les ecsta comme des Tic-Tac. Et ce « Guilty Partner », en particulier, a toujours resonné comme la bande-annonce parfaite d’une certaine moiteur nocturne.

COLIN BLUNSTONE « One Year » (1971)

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La façon de chanter – souffle léger, suave et radieux – de Colin Blunstone est l’ami des petits-dej en terrasse ou des Pastis-fraise à l’apéro dans le bar du XIè arrondissement de votre choix. Que Saint-Michael me pardonne cette approche consumériste de tant de délicatesse mélodique. Et puis merde tiens, c’est tellement cool le Pastis-fraise…

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