Alors que le Voxpop consacré à la teenage culture est toujours en kiosques, cette semaine, c’est au tour de Robin Foster de replonger dans le bain des tourments adolescents. Et, justement, après plusieurs détours au sein de formations à voix, le musicien revient aujourd’hui à ses premiers amours post rock.
Robin Foster est un musicien anglais émigré à Brest. Chanteur du défunt groupe Beth, il a entamé une carrière solo avec Life Is Elsewere qui va se poursuivre avec l’enregistrement du deuxième album, toujours sur le label indépendant de Sheer-K, Last Exit Records, cet hiver. Mais vous avez peut-être entendu Robin, ou plutôt, son titre, Blue Lights at Dusk, dans une pub Hugo Boss réalisée par Sean Ellis.
Robin Foster : « Je suis entré dans l’adolescence avec Morrissey dont je suis toujours fan. Je vivais dans la petite ville de Kendall et tous les week ends on allait à Manchester, ou plutôt « Madchester », pour acheter des fringues. C’était la grande époque des baggy et des sweat à capuche. Tout le monde avait la même coupe au bol et moi j’avais la banane de Morrissey mais les fringues des Stone Roses. En fait, tout le monde ressemblait à Shaun Ryder, le chanteur des Happy Mondays.»
Happy Mondays, W.L.F., live en 1990
« Je me souviens d’une anecdote au Afflecks Palace, un marché sur 4 étages où il y avait des cafés, des disquaires et autant de boutiques Fred Perry que de magasins pour les goth’. Avec des potes, on a aperçu Joey Santiago des Pixies et on l’a poursuivi dans les galeries. Quand on s’est rendu compte qu’il y avait un gros chauve à côté de lui, on ne s’est pas demandé qui c’était…»
« Et puis, le soir, tu rentrais dans ton bled avec le train d’1h… C’était comme si tu revenais 5 ans en arrière !»
Robin Foster, Brest by Night
« Ado, je rêvais de faire des BDs jusqu’au jour de Noël 1987 où ma mère m’a offert une guitare de droitier alors que je suis gaucher… Je ne peux pas m’empêcher de me dire que si j’avais été ado à Brest où il y a une super scène de bandes dessinées, je me serais lancé. C’est une culture que l’on n’a pas en Angleterre. Mais bon, j’ai tout arrêté en même temps, la BD, jouer à Star Wars pour apprendre la guitare, à ma façon. J’ai joué un an sans savoir m’accorder. J’ai fait du Sonic Youth inconsciemment. J’aurais presque pu créer le post rock en Angleterre avant qu’il n’arrive au Canada ou en Écosse. Aujourd’hui, je reviens à ces sources-là. Alors, j’aurais bien enlevé 20 ans pour être ado aujourd’hui avec toutes ces technologies qui te permettent d’enregistrer dans ta chambre…»
Robin Foster, Save The Cheerleader, live











technologie, enregistrer dans sa chambre, ouais, mais où sont-ils, ceux-là ? Où est passé le Lo-Fi ?