Souscrire à la newsletter

KLAXONS – SURFING THE VOID

On pouvait croire que les Klaxons étaient les têtes de proue de la «new-rave », « genre » qu’ils ont eux-mêmes défini et dont ils se sont désengagés peu après. Bon, en fait, c’est plutôt parce qu’ils se sentaient tout seuls (mais chut). Selon ce que rapporte la presse il a fallu plusieurs tentatives foutues à la poubelle avant que le groupe soi-disant annonciateur d’une nouvelle tendance techno rock finisse par achever Surfing the void. En regardant le chemin parcouru on se dit que, clairement, le gimmick qui rendait leur premier album, Myths of the Near Future, acceptable sonne aujourd’hui éculé. Ce gimmick, c’est : côté voix, une scansion collective qui se veut flippante (mais qui rappelle plutôt Timmy, l’handicapé de South Park), côté guitares, une tendance à l’agressivité vaguement trash et côté imagerie, une vision post-apocalyptique de cosmonaute sans réserve d’air. En gros, on a déjà compris tout ce second album rien qu’en ayant écouté le premier. C’est peut-être facile comme attaque, mais le single « Surfing The Void » porte trop bien son nom (« je surfe sur le vide ») pour laisser passer l’occasion. « Extraastronomical » reprend le principe de « la sirène annonciatrice de chaos » qu’on a déjà vu dans « Atlantis to Interzone » sur leur premier disque. « Flashover » est un plagiat déguisé de « Count in Fives » des Horrors. Sur plusieurs morceaux, les chanteurs se succèdent, ce qui leur donne une allure très Backstreet Boys ou Alliage. Tout ça pourrait donner un gentil petit disque de série Z assez sympa, si ce n’était l’agressivité du plan marketing autour. Rien d’atroce, ici, mais rien qui vous fasse grimper au rideau pour autant.

Anthony Mansuy

CD « Surfing The Void » (Because Music)

MySpace

Chronique parue dans VoxPop #15 (Juillet-Août 2010)

Laissez une Réponse