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CHRISTIAN FEVRET RACONTE SES INROCKS


À la rentrée, les Inrocks lancent une nouvelle formule. Plus sociétale et politique. Cette aventure se fera sans Christian Fevret, 46 ans, et patron historique du titre. Après 25 passés à la tête des Inrocks il était le type idéal pour raconter un des derniers canards rock générationnel. Et aussi les contradictions qui vont avec. Entretien.

Texte : Jean-Vic Chapus & Samuel Kirszenbaum – Photos : Collection personnelle de Christian Fevret

Après plus de la moitié de votre vie consacrée au même journal, pourriez-vous refaire de la presse ?
Il me faut encore un peu de temps de réflexion mais oui, je pense que je referai de la presse (Ndr : Christian Fevret a quitté Les Inrockuptibles en avril dernier, soit quelques mois après l’arrivée du banquier d’affaire Mathieu Pigasse, comme actionnaire majoritaire). En tout cas je suis sûr qu’il y a encore un avenir pour le média papier : pour une question de toucher, de sensualité, de rapport à l’objet, de rapport aux temps. Et puis la lecture rapide que propose Internet ne me semble pas incompatible avec la lecture de fond que peut offrir un vrai journal. Comme m’a dit l’autre jour un ami, « ils ont l’heure, nous avons le temps ». Mais je crois plus aux magazines « de niches » qu’aux quotidiens ou aux hebdos. Le monopole qu’ont connu les journaux au XXè siècle est révolu, mais les bons magazines peuvent offrir une joyeuse et reposante alternative à la frénésie du monde actuel.

Quel est le cheminement personnel qui vous amène à la presse ?
Il n’y a jamais eu de plan de bataille. Je dois tout à ma passion pour la presse, l’écrit, la musique et le cinéma. Ado, j’ai compris que les journaux étaient une formidable fenêtre panoramique sur le monde extérieur. J’ai participé aux premières radios libres dans les Yvelines en 80/81 lorsque j’étais lycéen. J’animais toutes sortes de petites émissions rock avec des amis, j’écrivais chaque semaine sur la musique dans l’hebdo de la région. Une des émissions s’appelait Les Inrockuptibles, un nom trouvé par Jean-Marie Durand, un copain d’enfance qui a ensuite rejoint le journal. Je me souviens de professionnels de la presse qui nous disaient : « Laissez tomber, vous n’arriverez jamais à rien avec un nom pareil ! »

Que faisaient vos parents ?
Mon père était ingénieur, ma mère travaillait dans l’enseignement. Ils écoutaient les Beatles, Django Reinhardt et du rock californien comme The Mamas And The Papas. Même s’ils m’ont laissé beaucoup de liberté, je me suis toujours senti décalé voire apatride dans la France de la fin des années 70. J’ai grandi dans les Yvelines, au milieu de cette moyenne bourgeoisie de banlieue à la française, avec un côté un peu triste et gris. Bon, mai 68 était passé par là, mais il restait quand même dans l’air toutes ces valeurs judéo-chrétiennes très pesantes… Pour les banlieusards comme moi, qui refusaient la banalité, la contre-culture américaine et la sensibilité pop anglaise font d’abord fantasmer et t’aident à échapper à ce qui t’apparaît comme un petit milieu confiné. Soudain, le monde m’a semblé ouvert, excitant et plein de promesses. Et puis le mouvement punk et la new wave nous avaient donné le sentiment que le rock pouvait revivre de plus belle. En tout cas, c’était là que ça se passait, c’était là que je voulais être. Avec une ambition : être un « passeur » au sens où l’entendait le plus brillant critique que j’ai connu, Serge Daney.

À côté de la radio, il y a aussi les études à la fac de Nanterre.
Je végétais en fac de droit et de philosophie, mais j’étais habité par la presse et son histoire. En France, on a une tradition des bons journaux et d’écriture. J’ai commencé à lire Les Cahiers du Cinéma et surtout Libération à 16 ou 17 ans. Une drogue dure, qui façonne ta vision du monde, à laquelle je serai toujours accro. Quand j’étais au lycée, en première, et que je voyais certains de mes profs avec ce quotidien alors sulfureux sous le bras, ça m’attirait. Pour moi, c’était la preuve qu’il y avait une culture plus belle ailleurs : en Amérique, en Angleterre ou dans les marges. Je dévorais les écrits de François Gorin, Michka Assayas ou Philippe Garnier dans Rock & Folk. Je récupérais des exemplaires du Rolling Stone américain avec des articles de Hunter Thompson ou Lester Bangs.

De gauche à droite : Serge Kaganski, Jean-Daniel Beauvallet, Christian Fevret et Renaud Monfourny, circa 1989-1990.

Le premier numéro des Inrocks sort en mars 1986. C’était quoi l’idée à la base ?
Avec les disques que je passais à la radio et les articles que je lisais dans la presse étrangère, j’avais l’impression que la plupart des groupes et artistes qui me parlaient n’avaient pas voix au chapitre. Mon rapport à la musique rock, c’est quelque chose qui tient du prosélytisme : j’aime faire découvrir, j’adore convaincre, même si ça demande du temps.

Il y a un disque qui synthétise cette envie ?
Le premier album que j’achète le jour de sa sortie c’est « London Calling » de Clash, j’ai 15 ans. Quand j’y repense, je me dis que ce n’est pas hasard : le son, le discours politique, l’attitude, tout pour faire basculer la vie d’un ado en quête de sensations et d’horizons nouveaux. Difficile d’imaginer baptême plus exaltant et prometteur. Ça met la barre très haut.  Les journaux français de l’époque comme Actuel et Rock & Folk ont parlé de ce disque mais sans en comprendre tout de suite la portée. Pour nous, il était évident que tout se passait là. Notre sectarisme naît de ce constat : avec un album pareil, c’est forcément toi contre le reste du monde.

C’est marrant, vu « votre passif », on aurait plutôt pensé aux Smiths…
Pendant les premières années des Inrocks, j’ai souvent pensé à la pochette de ce disque de Joe Jackson, « Look Sharp ». Une pochette noir et blanc, avec un titre qui veut tout dire : « Look Sharp », c’est à dire « Ayez l’air affûté ! », mais que je concevais aussi comme une injonction à avoir le regard aiguisé, une vision tranchante, sans boursouflures et sans bavures.

Il doit bien y avoir un déclic pour passer de la position de passionné qui fait du prosélytisme à celui de créateur d’un magazine ?
Le déclic, c’est une interview avec le leader des Pale Fountains, Michael Head, en 84. Le type même du groupe qui possède alors toutes les qualités et qui passe à côté du succès de masse, cramé par la drogue notamment… J’avais réussi à obtenir cette interview à l’occasion d’un concert  à l’Eldorado de Paris. L’entretien avait duré une heure et demie. J’en étais ressorti bouleversé. Autant par la musique des Pale Fountains que par ma rencontre avec ce bonhomme. J’ai eu l’illumination : il fallait un journal pour donner la parole à ce genre de musicien.

Au début, comment se monte le journal ?
On était trois ou quatre dans l’histoire. Pas plus. J’avais rencontré Arnaud Deverre (administrateur du titre – ndr). Lui aussi avait le projet de monter un magazine, mais spécialisé dans l’architecture. Je lui ai dit qu’on pouvait s’épauler, même si à l’arrivée son histoire de revue d’architecture n’a jamais vu le jour. Ensuite, il y a un petit noyau qui se forme : Bruno Gaston, qui nous quittera pour aller bosser à Canal + après une interview d’Antoine De Caunes, Jean-Daniel Beauvallet (rédacteur en chef rock – ndr), Serge Kaganski (rédacteur en chef cinéma – ndr), Eric Mulet et Renaud Monfourny, nos deux photographes qui amènent cette esthétique noir et blanc. J’aime faire le liens entre toutes ces sensibilités, j’y trouve une cohérence. On veut une revue sobre et claire.

Comment vous financez le premier numéro bimestriel ?
On ne savait même pas ce qu’était un plan marketing ou un business plan, l’économie la plus basique était pour nous du chinois  et on en était fiers ! Total bricolage. On avait mis de côté 10 000 ou 15 000 francs de l’époque pour payer l’imprimeur. On ne voyait pas plus loin qu’un ou deux numéros. Au début, on a dû vendre entre 500 et 1000 exemplaires. Comme le système de distribution n’était pas encore hyper au point, on cible 25 kiosques et dépôts de presse sur Paris qui nous intéressent, plus quelques boutiques de disques comme la librairie Parallèles à Paris, les Fnac ou Gibert Joseph, qu’on livrait à mobylette. Pour la province, on a vite mis en place un petit réseau de correspondants qui faisaient la même chose dans leur ville.

Les Inrocks sont nés de façon artisanale, donc.
C’est seulement à partir du quatrième numéro qu’on se fait distribuer par les NMPP et que les coups de mains extérieurs commencent. On croise même la route de gens qui nous proposent de nous faire crédit : le papetier, l’imprimeur. Tout ça sans local, sans salaires, sans ordinateur. Le Mac n’existe pas encore. Pour les cinq premiers numéros, on bricole le magazine sur une table lumineuse faite maison. À l’époque, j’ai un boulot de pion qui me paye ma chambre. Je tape les articles à la machine à écrire, je les passe ensuite à une photocomposeuse qui nous sort des rouleaux de bromure qu’on découpe au cutter pour le coller sur du papier millimétré. À cette époque, j’avais fait quelques stages, à Libération et au Figaro notamment, pour essayer de comprendre le journalisme, observer le fonctionnement d’une rédaction et le processus de fabrication d’un journal.

On est dans la France des années Mitterrand avec la montée du chômage. Est-ce que Les Inrocks ce n’est pas le journal qui prend acte qu’il n’y a plus d’utopie à part défendre un disque, un film, un livre ?
On vit quand même dans une France qui affiche assez de cynisme pour se gargariser du slogan « Vive la crise ». C’est violent ! Et puis les magazines comme Actuel s’étaient embourgeoisés, glorifiant la nouveauté sans recul et faisant l’apologie de l’esprit d’entreprise et de la réussite. Nous nous sommes aussi construits contre cet état d’esprit. Les groupes et les artistes qu’on aimait n’étaient pas ceux qui avaient le plus de succès. Alors il fallait se poser une question passionnante : à quoi tient un succès ou un échec ? Pourquoi ceux qui ne marchent pas commercialement ont autant de choses à dire, si ce n’est plus, que les stars ? Le succès et l’échec, le passage de l’ombre à la lumière sont des choses qui m’ont toujours passionné. Des notions exacerbés avec le rock : un bon petit concentré de condition humaine électrisée.

Lors des premières années d’existence, vous privilégiez le rock anglais plutôt que celui des Etats-Unis. Pourquoi ?
Même si j’aime beaucoup l’esprit sauvage d’une partie de l’Amérique, ses espaces propices à l’évasion ou au fantasme, le son et l’esthétique qui me touchant le plus sont anglais – à l’exception du Velvet bien sur, qui a tout compris et inventé avant tout le monde. Le rock anglais, c’est Jean-Daniel Beauvallet qui l’impose chez nous. L’Angleterre, c’est la vraie patrie de Jean-Daniel. Quand il a commencé à écrire pour le journal, au bout d’un an et demi, il vivait à Manchester et à Liverpool. Il était en poste comme maître-assistant de français. Après, il ne faut pas se le cacher : un voyage en Angleterre pour rencontrer un groupe coûte moins cher qu’un aller-retour en Californie. Et puis, quand on commence , l’excitation est plus en Angleterre avec la new wave du milieu des années 80.

Qui fait le lien avec les Etats-Unis ?
On arrive à une période où le jeune cinéma américain fait le croisement avec l’esprit rock : David Lynch avec « Blue Velvet », les premiers films de Jim Jarmusch. On ne peut pas passer à côté de ça. Serge Kaganski a amené cette culture. Serge est un grand frère pour moi. Quand on se rencontre pour la première fois, il a 20 ans et j’en ai 15. Il devient une référence pour moi : il porte des boots pointues en daim,  connait par cœur Bruce Springsteen et Clash, mais aussi les écrivains américains et le cinéma du nouvel Hollywood. À cette époque, il vivait à Los Angeles. Je me souviens d’un jour où il était à Cannes en touriste pendant le festival de 1984, l’année de « Paris, Texas » de Wim Wenders. Serge trouve m’appelle à la radio pour faire une critique en direct dans l’émission. Sans filet. C’est lui qui va apporter aux Inrocks cette philosophie du cinéma d’auteur. À partir de là, on se dit qu’on pourrait appliquer cette fameuse « politique des auteurs » au rock.

Qu’est-ce qui accélère la professionnalisation du journal ?
On sentait bien qu’il y avait une demande pour lire la parole de musiciens rock pas forcément représentés dans le reste de la presse musicale française. On a eu la chance d’avoir des exclusivités. Je pense évidemment à New Order et aux Smiths, des rencontres décisives. Pour les Smiths, on a réussi à obtenir la toute dernière interview du groupe, celle où Morrissey annonce leur séparation. On est en 87, le journal n’a qu’un an ! Cette rencontre a été celle qui nous a donné une légitimité dans le milieu de la presse culturelle. Bon, les choses ont un peu décollé après cette couverture, mais ça a pris du temps quand même. Il n’y avait jamais de trésorerie chez nous, on payait souvent en retard. Sans exagérer, chaque numéro pouvait être le dernier.

Quand réalisez-vous que la mention « un produit culturel recommandé par les Inrocks » c’est quelque chose qui peut se vendre et plutôt bien ?
Là encore, on est resté longtemps naïfs… On n’a jamais pensé en termes de marque. Plutôt en termes d’état d’esprit. La publicité dans nos pages, on trouvait ça souvent limite, on était alors dans un trip assez radical par rapport à ça. Mais quand tu as des personnes dans l’équipe qui attendent leur salaire, tu te mets forcément à penser différemment. Et plus tard, à la fin des années 90, ce sont les marques qui se sont mises à s’emparer de la musique indépendante pour se donner l’air cool, pas le contraire. On n’a fait qu’accompagner le mouvement.

Pour vos vieux lecteurs, on va dire, « énervés » votre passage hebdomadaire représente la première trahison à votre état d’esprit originel. On va se faire l’avocat du diable : était-ce nécessaire ?
Si on n’avait pas fait cela, on serait devenu des caricatures : des vieux journalistes rock qui continuent à creuser leur sillon, avec un journal sclérosé. Je déteste tout ce qui est folklorique. Quand on décide le passage en hebdomadaire en 1995, le rock que l’on défendait recommençait à entrer en résonance avec la société… Par ailleurs, ce qui m’intéresse profondément sont les croisements et les passerelles : la musique, la littérature, le cinéma, la société et les idées. La culture comme moyen d’échapper au monde, mais aussi de l’interpréter. On a passé deux années pleines à chercher à réunir de l’argent pour ce projet d’hebdomadaire Les Inrocks. On est allé voir les gens du quotidien Le Matin, ceux qui constituaient l’équipe dirigeante de Libération aussi. Ils n’ont pas répondu positivement à nos appels. Finalement, on a eu la chance de bénéficier du soutien désintéressé d’Agnès B, de notre imprimeur et d’autres amis.

Quand vous dites que c’est le business qui s’est approprié le rock à la marge et pas le contraire, c’est peut-être ça qui a « adouci » l’esprit Inrocks : la plupart des choix que vous défendez deviennent plus vite majoritaires.
Personne n’a vocation à être cantonné à la marginalité. Je me suis toujours senti en symbiose avec les artistes en marge, ceux qui, pendant quinze ans ou vingt ans, ont du mal à gagner leur succès. Ça fait partie du romantisme de ce journal. Mais cette empathie naturelle a vite été contrebalancée par une autre envie : ce que nous défendions devait toucher plus de monde. On a jamais été réfractaires au succès, à partir du moment où il est légitime. Les exemples Radiohead, Björk, PJ Harvey, Arcade Fire ou The Gossip vont dans ce sens.

Bon, on va préciser : qu’est ce qu’il reste encore à défendre quand certains de vos choix les plus militants –  Houellebecq, Desplechin ou Björk – sont désormais devenus des références qui vendent ?
On n’a jamais voulu être un canard fait par des initiés pour les initiés. Et puis, il ne faut pas  exagérer : on n’a jamais été mainstream. Au mieux, Les Inrocks représentaient 40 000 ventes hebdo. On s’est sans doute institutionnalisé avec le temps, mais comme je n’ai pas l’impression d’avoir fait de compromis pour y arriver, il n’y a aucune honte. On est devenus plus pragmatiques. La grande différence, c’est que le journal faisait vivre 80 personnes lorsque je l’ai quitté.

Pour nous un chanteur comme Vincent Delerm représente le lecteur type des Inrocks : ses références, son goût pour le name dropping culturel, son côté précieux.
(Moue de dégoût) J’aurais préféré que vous me parliez d’un groupe comme The Gossip. Je ne suis pas certain que Delerm ait retenu ce qu’il y a de plus intéressant dans Les Inrocks. Les clins d’œil, le goût des références pour les références ; c’est quelque chose qui m’agace. Le name dropping, je dis « Vade retro ! » Ce détachement nihiliste, un peu ricaneur, ça m’ennuie.

Autant votre positionnement culturel nous a toujours semblé clair, autant politiquement on s’est souvent posé des questions : Les Inrocks c’est à gauche, mais encore ?
On est des produits de la fin des années 80, de la fin des idéologies. On a vu la gauche de Mitterrand commencer à sentir mauvais. C’était comme une trahison. Il y a toujours eu des clans aux Inrocks : des libertaires pas totalement cramés du bulbe, des sociaux-démocrates… La politique au sens noble du terme nous intéressait, mais comme on se cherchait encore des références on appliquait à la société le même traitement qu’au rock : on préfère les outsiders, les perdants – même si on ne peut pas qualifier ainsi un penseur aussi fondamental que Pierre Bourdieu. L’exemple le plus célèbre, c’est quand on fait un entretien avec Michel Rocard (en couverture de l’hebdo en mai 1995 avec le titre « Rocard ne sera jamais Président » – ndr).

Est-ce que l’état d’esprit Inrocks est porté par un homme ou une femme politique actuellement ?
Évidemment, c’est un regret de ne pas avoir de Barack Obama français. Quand l’affaire Bettencourt éclate, moi je n’ai pas envie d’entendre le point de vue de Julien Dray. J’aurais plutôt envie d’aller interviewer Eva Joly. Elle est beaucoup plus rock que Delerm.

De gauche à droite : Arnaud Deverre, Serge Kaganski, Renaud Monfourny, Bruno Gaston, Éric Mulet et Christian Fevret, 1987.

4 Réponses to “CHRISTIAN FEVRET RACONTE SES INROCKS”

  1. gongoncv dit :

    rarement lu quelque chose d’aussi pathetique.
    Pauvre buse.

  2. Ben dit :

    C’est toi la buse, pauv’naze.

  3. ben dit :

    c’est toi la buse gongoncv (quel nom naze).

  4. nevrozeman dit :

    gongoncv : t es pathos grave mon gars. Fevret a réussi ce que jamais de ta vie tu ne réussiras.GRos blaireau

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