Souscrire à la newsletter

ÉRIC ROCHANT


Quand il sort son premier film, « Un monde sans pitié », c’est le cinéaste générationnel. Électrique comme le meilleur rock américain. Quand il se plante en beauté avec « Les Patriotes », il devient tricard. Éric Rochant exerce aujourd’hui son radicalisme avec la série « Mafiosa ». Preuve qu’au cinéma l’exigence, l’envie de dynamiter le système et la débrouille punk sont diversement appréciées.

Texte : Jean-Vic Chapus et Renaud Santa Maria – Photo : Mathieu Zazzo

ARTICLE PARU DANS VOXPOP #16 (JUILLET-AOÛT 2010)

« J’avais un projet de cinéma construit dans ma tête. À partir du moment où mon troisième film s’est fait éreinter, je n’ai pas réussi à recoller le fil. Peut-être que j’aurais dû me braquer et attendre qu’on me laisse la possibilité de refaire ce cinéma exigeant. J’ai préféré continuer dans l’industrie malgré tout. » Même s’il ne désespère pas de boucler son prochain long-métrage (une histoire d’agents secrets russes, ndlr), Éric Rochant est parti reconquérir sa liberté dans la série. Comme les grands auteurs du moment, David Simon (« Generation Kill », « The Wire », « Treme ») ou Matthew Weiner (« Mad Men »). Pour Canal Plus, le cinéaste français réalise « Mafiosa ». Il vient de terminer la troisième saison de cette plongée dans le milieu de la pègre corse (diffusion prévue avant fin 2010). Parmi les acteurs, quelques parias réputés ingérables comme JoeyStarr et Jean-Pierre Kalfon. Toujours un bon signe.

QUE DALLE
En 1989, Rochant a 28 ans. Gueule de dandy à la Oscar Wilde. Débit à la mitraillette. Clopes fumées à la chaîne. Il trimballe une certaine arrogance de voyou marrant. Diplômé de l’IDHEC (même promotion qu’Arnaud Desplechin, ndlr) cet enfant de Paris porte en lui un projet qui se rapproche de l’urgence punk : « Faire du cinéma qui s’inscrive dans le réel ! » Après quelques courts-métrages réalisés en bande, il sort son premier long : « Un monde sans pitié ». Dialogues percutants, nouvelle génération d’acteurs : ce film ausculte le début des années 90 et sa mise à mort des utopies. « Un monde sans pitié » accompagne l’acte de décès du communisme, mais aussi, extrapolons, le prochain suicide de Kurt Cobain. C’est « La Haine », mais pour la petite bourgeoisie dans la dèche ; celle qui circule dans des bagnoles pourraves, drague, deale du shit, vit entassée en colocation dans 40 m2. Celle que chante, mine de rien, Arnaud Fleurent-Didier sur son glaçant « France Culture », mais sans le côté bac + 12. Mine de rien, Rochant a réalisé un film électrique, commencé par un manifeste : « Si au moins on pouvait en vouloir à quelqu’un. Si même, on pouvait croire qu’on sert à quelque chose, qu’on va quelque part. Mais qu’est-ce qu’on nous a laissé ? Les lendemains qui chantent ? Le grand marché européen ? On a que dalle. On n’a plus qu’à être amoureux comme des cons ! Et ça c’est pire que tout. »
Présent à l’écran de la première à la dernière scène, le personnage principal d’Hippo (l’impeccable Hippolyte Girardot) a le truc que les rockeurs ont : fièvre, fragilité, fonction de « machine à vivre, putain ! » Dans l’ennui généralisé d’un cinéma français à s’ouvrir les veines, « Un monde sans pitié » s’impose comme le film générationnel. Comme « Pierrot le fou » dans la France d’avant mai 68, ou « Trainspotting » dans l’Angleterre britpop. Comme un excellent album de rock.

UNE ABERRATION POUR LE CINÉMA FRANÇAIS
1994. Festival de Cannes. C’est entre les critiques crevards et les vieilles cagoles liftées, que la carrière d’Éric Rochant dérape. Quand il présente en compétition son troisième long, « Les Patriotes », la réaction a lieu en deux temps. Violente. Pourtant, ce film martyr aurait pu tout modifier dans le paysage du cinéma français. 24 semaines de tournage. 120 décors. 3 pays différents visités : Israël, France, États-Unis. Un producteur (Alain Rocca, patron couillu de Lazennec Productions) prêt à s’endetter pour son golden boy. Une durée initiale de 3h10. Un premier rôle confié à l’anti-star Yvan Attal et le reste de la distribution à des gueules du cinéma français sous-exploitées (Bernard Lecoq, Jean-François Stévenin). Et puis il y a le pitch, comme on dit chez les pubards : « Je voulais un film inspiré par les livres d’espionnage de John Le Carré ! » Hier comme aujourd’hui « Les Patriotes » est une aberration à l’échelle du cinéma français. Normal, Eric Rochant se sent plus en accord avec les réalisateurs américains maniant le cinéma comme une arme de contestation (William Friedkin, Alan J. Pakula, Sydney Lumet) qu’avec l’intimisme de daron à la Claude Sautet. Rochant est « too cool for school ».

LE TRUC QUI DÉTRAILLE
Lors de la projection, l’équipe du film reçoit une standing ovation. On dit qu’Yvan Attal a un avenir d’Al Pacino made in France. Certains prévoient même que Rochant peut gagner la Palme d’Or. Évidemment, le mec plane. Il se dit qu’on est enfin prêt pour du cinéma politique, réaliste, populaire et rock. Rien que ça. Invité le jour de la projo sur le plateau d’une émission culturelle, le réalisateur est pris à partie par un casse-burnes des Cahiers Du Cinéma. Il lui est reproché d’avoir livré, à travers « Les Patriotes », une vision du monde « pro israélienne ». Sonné, il ne réagit pas. C’est con, car dès le lendemain, la presse reprend mot pour mot l’argumentation. Pire, le même jour, le Festival de Cannes découvre « Pulp Fiction » de Tarantino. Mauvais timing. Un cinéaste animé d’un esprit rock’n’roll en remplace un autre. Le jour de sa sortie sur les écrans, bien entendu, « Les Patriotes » fait un four. L’ardoise faramineuse de son budget ne sera jamais remboursée. Rochant aurait pu faire plier le système du cinéma français et lui amener tout ce qui vient d’Amérique. Désormais, il a une gueule d’outsider parfait. Une sorte de Bashung si « Osez Joséphine » n’avait pas fonctionné. Avant, les films denses qui disent ce que le cinéma rock devrait être : acte de liberté, histoire entre potes, façon de cracher sa révolte à la gueule des institutions. Après, le truc qui déraille et nécessite de raccorder rythmique avec des films moins radicaux (« Total Western », « Anna Oz », « Vive la République »). Éric Rochant peut-il, un jour recoller, le fil ?

 

 

Hippolyte Girardot, Yvan Attal et la vieille 404 (Un monde sans pitié) © 1989 STUDIOCANAL. Tous droits réservés.

Éric Rochant : J’avais 16 ans en 1977, mais je n’ai jamais été punk, même si je reconnais l’influence de ce mouvement. Le punk, c’était trop désespéré pour moi. Au lycée, j’avais un pote punk, complètement dans la pose no future. Il a fini par se suicider. C’était logique que ça se termine comme ça. Il a respecté son idéal d’adolescent. Moi, je ne suis pas dans le nihilisme. Je mets ça sur le compte de mes origines juives. Chez les juifs enfants de survivants de la Shoah, il n’y a pas de nihilisme. La survivance est antinomique de la désespérance. Même dans le pire des malheurs, il faut savoir se lancer des vannes. Comme chez Charlie Chaplin ou les Marx Brothers.

 

Votre grand « mouvement » musical c’était quoi ?
Moi c’était plutôt le ska, les Specials, Madness… Ça m’intéressait. Principalement parce que les mecs détournaient le look des adultes : ils mettaient des cravates, ils portaient des godasses vernies. L’esthétique de ce mouvement me faisait marrer. Sinon, je garde un souvenir assez fort de mon père qui, en revenant de Londres, nous ramène un vinyle de Led Zeppelin à moi et ma sœur. Il ne s’était pas planté. Enfin, connaissant mon père, médecin, très fan de jazz, il avait dû rentrer chez un disquaire au hasard et lui demander : « Monsieur, qu’est-ce qu’écoutent les jeunes en ce moment ? » J’aurais adoré voir la tronche du disquaire. Et puis j’avoue que l’iconographie hippie de Woodstock et de Janis Joplin m’intéressait. Je ne sais pas pourquoi, mais le truc des grands rassemblements de jeunes, ça me touche beaucoup.

Une fascination pour les hippies ?
Avant de m’intéresser au ska, j’étais un peu baba… J’écoutais Crosby, Stills, Nash & Young et Carlos Santana à fond. Je jouais de la guitare avec mes potes au lycée Jacques Decour dans le 9e arrondissement. J’ai même eu ma période Magma. Les copains de ma grande sœur étaient Magma à fond. Oh, la vache ! Ils voulaient me faire apprendre le langage de Magma, le kobaïen… À côté de ça, j’ai développé des accointances avec des mecs qui étaient autonomistes bretons. J’avais 17 ans. J’allais dans les fest-noz pour militer. Je m’engageais alors que je ne suis absolument pas breton. Ouais, vachement baba, en fait (rires).

Le cinéma, ça commence à la même période ?
Entre 10 et 12 ans, je me faisais mes propres dessins animés. J’utilisais la caméra super-8 de mon père à partir de mes crobars en celluloïd. C’est l’amour de mon père et de mon oncle pour le cinéma qui a tout déclenché. Mon père m’emmenait voir des westerns au cinéma Le Quartier Latin. Quand on habitait vers la place des Vosges à Paris, j’allais dans un cinéma de quartier à Saint-Paul qui passait « Bullitt » avec Steve McQueen. J’avais 9 ans. Steve McQueen, c’était le héros de westerns : le type qui jouait Joss Randall dans la série « Au nom de la loi ».

Avant de vous lancer dans le cinéma, vous passez par des études de philosophie. Était-ce pour patienter ?
La philo, j’adorais, mais bon, ça me servait à attendre. Dès 13 ans, je savais que je ferais du cinéma. C’est très tôt, sans doute, mais j’étais persuadé qu’il n’y avait que ça. Pire, je ne pensais qu’à un seul métier : être le réalisateur, l’auteur. Je n’y connaissais rien au cinéma, mais je ne me posais pas la question. Un jour, je me suis acheté un bouquin pour comprendre le processus ; ça s’appelait « Les métiers du cinéma », un titre dans le genre.

Votre cinéphilie autonome naît quand ?
Quand j’ai 16 ans. Je suis raccord avec la nouvelle vague du cinéma américain contestataire de la fin des années 70. Je vais voir « Un après-midi de chien », « Serpico », « Jeremiah Johnson ». C’est ce cinéma que je voulais faire. Rien d’autre.

Votre culture musicale et cinématographique vient des pays anglo-saxons. Est-ce frustrant d’appliquer cette « éducation artistique » en France ?
Politiquement et culturellement c’est cheap (sic) la France. Je suppose que c’est ce qu’a aussi ressenti Yvan Attal quand on a fait « Les Patriotes » ensemble. Le choix de situer notre film au cœur des services secrets en Israël n’est pas un hasard. Ça tient plutôt du constat. La violence n’existe pas en France. Ou alors en version petit bras… Action Directe, OK, on dit que c’est du terrorisme, mais ce ne sont quand même que trois pelés qui posent des bombes. Pas de quoi faire un film ! Les Brigades Rouges ou La Bande à Baader, oui, là il y a de la matière pour une bonne histoire.

Est-ce que vous diriez que dans le cinéma en France, il est plus facile d’être du côté de Truffaut que de Godard ?
Bien sûr. Sauf que pour moi, c’est plus évident d’être pour Godard que pour Truffaut. C’est comme dans le rock. Je préfèrerai toujours les Rolling Stones aux Beatles. Ou alors l’album « Blood On The Tracks » de Bob Dylan. Quelque chose qui te fait réagir. Je suis plus pour le dur que pour le doux.

 

Éric Rochant et son personnage principal sur le tournage. (Un monde sans pitié) © 1989 STUDIOCANAL. Tous droits réservés.

 

 

Votre premier film, « Un monde sans pitié », joue pourtant sur cette mélancolie un peu tendre justement. Peut-être que vous l’avez raté, en fin de compte.
Je fais sans doute des films plus tendres que ma vision des choses. On me l’a déjà dit. C’est d’autant plus marrant car quand je tourne « Un monde sans pitié » en 1988, mon leitmotiv c’est « on va tous les niquer ces bourges du cinéma d’auteur ! » Quand Mathieu Kassovitz a sorti « La Haine » (1994), ça me faisait marrer car c’est un titre qui correspondait bien à mon état d’esprit de l’époque : « On a la haine. La haine à mort ! »

La haine contre qui ?
La haine de la société française qui ne comprend quand même rien à la jeunesse. Ça ne date pas d’hier. La haine de ce pseudo cinéma, aussi, qui parlait d’une génération sans rien comprendre à sa vie, son langage. J’ai fait « Un monde sans pitié » pour m’inscrire contre cet état des choses. C’est quand même terrible quand le cinéma français est censé parler de la jeunesse. Terrible ! Le summum de l’escroquerie pour moi, c’est le premier film d’Olivier Assayas, « Désordre ». Ça se passe prétendument dans le milieu du rock. Ça raconte les jeunes un peu voyous. Et, finalement, les mecs parlent comme des livres de poésie. N’importe quoi ! Quand j’ai vu « Désordre », je me suis demandé où il les avait vus ses jeunes, Assayas. Dans ses rêves.

Quand vous sortez « Un monde sans pitié », en 1989, cela coïncide avec la chute du mur de Berlin. Il y a une mélancolie liée à ce changement d’époque dans votre film.
Peut-être. Le principal sujet, c’était de décrire un mec qui ne croyait à rien et qui, malgré tout, était content. Ensuite, que « Un monde sans pitié » ait été raccord avec ce qui se passait n’était pas prévu. Mais sans doute que j’avais été sensibilisé à la fin du communisme en France. Mon père, et surtout mon grand-père avaient eu des liens avec cette idéologie. Ils ont milité, collé des affiches. C’était leur combat qui s’effaçait. Ce qui m’embête à la fin des années 80 c’est qu’en assassinant le communisme, on tue les utopies et on les remplace à la hâte par un truc pas sexy du tout : le grand marché, le libéralisme, le culte du pognon. Ça, j’ai super du mal.

Comment vivez-vous le succès de ce premier film ?
Trop naïvement, sans doute. J’étais jeune. Quand mon producteur appelle pour me dire qu’on a fait 30 000 entrées sur une semaine d’exploitation dans 11 salles parisiennes, je ne sais pas quoi lui répondre. Je sentais bien qu’il était hyper excité, mais moi ça ne me faisait rien : « Ah ouais, 30 000 ! » De toute façon, j’ai toujours eu du mal avec les chiffres, la notion de réussite, etc. Je ne savais pas ce que peut rapporter un succès. Peut-être que j’aurais dû plus en profiter. J’aurais pu me taper une minette par soir comme les rockeurs en tournée. Même pas, à l’arrivée ! Je n’ai jamais été dupe du succès des autres, alors du mien… On ne fait pas sa rock star quand on n’est pas dupe.

Êtiez-vous mal à l’aise avec l’étiquette de film générationnel pour « Un monde sans pitié » ?
Un peu dépassé, oui. Je n’ai jamais voulu faire un film générationnel, moi je voulais juste faire du cinéma sincère. Porter à l’écran un sujet que je connais par cœur : les glandeurs désenchantés. En fin de compte, l’adhésion à « Un monde sans pitié » m’a causé plein de problèmes. Les mecs du cinéma voyaient en moi le nouveau Godard. Ils pensaient que j’avais réalisé un nouveau « À bout de souffle ». Quand je leur ai dit que mon vrai langage de ciné était dans « Raging Bull » ou « Voyage au bout de l’enfer », ils ont trouvé ça bizarre. Donc, après « Un monde sans pitié », j’ai payé ma prise de liberté par rapport au cinéma français. Quand j’ai enchaîné sur « Aux yeux du monde », une histoire de prise d’otage inspirée du film de Lumet « Un après-midi de chien », pas grand monde n’a adhéré. Le film s’est planté. On m’a dit que j’aurais dû rester dans la case du jeune mec sentimental filmant les rues de Paris.

Hippolyte Girardot et Mireille Perrier (Un monde sans pitié) © 1989 STUDIOCANAL. Tous droits réservés.

Quand vous réalisez « Les Patriotes », un film d’auteur à gros budget qui fait un flop, cela tue dans l’œuf votre manifeste de cinéma.
De toute façon, un projet comme « Les Patriotes » c’était un peu dingue : un film de plus de 2h30, qui parle du Mossad et qui coûte 70 millions de francs de l’époque avec aucune star bankable, comme on dit, c’est une aberration. Il n’empêche que c’était exactement le genre de film que j’avais envie de voir. Ce qui m’emmerde, c’est que si « Les Patriotes » avait marché, cela aurait peut-être ouvert des portes pour un autre cinéma français. Du coup, on a continué à croire qu’un couple qui boit un café en terrasse c’est romanesque (rires). Autant le succès de « Un monde sans pitié » a donné envie aux producteurs de soutenir des premiers films, autant l’échec des « Patriotes » a fermé la porte au cinéma politique en France pour quelques années. C’est certain.

Le cinéma français aujourd’hui, ça vous intéresse ?
Pour être honnête, je ne vais quasiment plus dans les salles. Je dis ça sans prétention, mais les auteurs d’aujourd’hui ont basculé dans la série. La plupart des films que je vois ne rivalisent pas avec « The Wire », « Generation Kill » ou « Les Sopranos ». Je connais bien le mec qui a écrit la série « Damages ». Un jour, il m’a expliqué un truc qui m’a scié. Quand tu fais un rendez-vous avec les décideurs du câble américain pour pitcher ta série, on te demande : « Pourquoi pensez-vous êtes-vous la personne la plus adaptée pour raconter cette histoire ? » Cela veut bien dire qu’on fait confiance aux auteurs. Si ton scénario n’entre pas en résonance avec ta vie personnelle, allez, tu te casses… C’est bien.

Quand on vous dit que les auteurs du cinéma français aujourd’hui s’appellent Jacques Audiard et Christophe Honoré, vous réagissez comment ?
Christophe Honoré ! Putain, quelle imposture ! Je ne pige rien à ce qu’il veut dire. C’est complètement déconnecté de la réalité, son langage. Je ne suis pas client, mais alors pas du tout. Pour Audiard, autant les intentions me dépassent un peu, autant j’aime bien certains plans de cinéaste. Au moins, il a l’air de s’inspirer du meilleur réalisateur actuel : Michael Mann. Ce n’est pas de la merde. De toute façon, c’est toujours mieux d’aller prendre ses plans chez les meilleurs.

Si vous refaisiez « Un monde sans pitié » aujourd’hui, on aimerait bien savoir à quoi ressemblerait le personnage d’Hippo ?
Il serait anti-écolo. Le développement durable, c’est devenu le diktat de l’époque. J’en ai marre de tous ces nouveaux mots qui émergent : « éthique », « responsable »… C’est con… On les fout à toutes les sauces. Affreux. On a envie d’être dégueulasse, de tout salir et d’aller bouffer au McDo’. Comme la virtualité a tout aseptisé, je crois qu’il faut recommencer à se comporter comme des sauvages. Ou être dans l’intellectualisme pur et dur. Il n’y a pas de milieu.

Laissez une Réponse