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Arctic Monkeys : Desert Storm ? (1/2)

Arctic Monkeys, Paris 2009. Photo de Mathieu Zazzo

Arctic Monkeys, Paris 2009. Photo: Mathieu Zazzo

Que Sheffield paraît loin à l’écoute de « Humbug » ! Ce nouvel album « c’est l’Amérique », mais l’Amérique, est-ce pour autant le symbole de la liberté ? Alex et Nick au rapport !

L’album n’est pas très détendu et pose des questions sur votre rapport à l’Amérique. Faisons un petit jeu pour savoir si vous êtes plus Anglais ou Américains en termes de « groupes ». Premier choix : êtes-vous plutôt Beatles ou Beach Boys ?

Les deux : Beatles!
Alex Turner (guitare, chant) : Je ne suis pas méga fan des Beach Boys. Je les ai pas mal écoutés. Gamin, mes parents passaient « Pet Sounds » souvent mais passé quelques titres, je n’ai jamais été plus fan que ça.

Sex Pistols ou Ramones ?

Les deux (consternés) : Aucun des deux en fait…

The Smiths ou R.E.M. ?

Les deux (sans hésiter ) : Smiths !

Guns & Roses ou Iron Maiden ?

Les deux (Morts de rire) : Là c’est très dur ! On les aime autant.

Oasis ou Nirvana ?

Alex Turner : Récemment je me suis mis à réécouter Nirvana et j’ai redécouvert plein de bons trucs.
Nick O Malley (basse, choeurs) : Pour moi c’est assez dur à comparer, je dirais les deux aussi.

Mike Skinner (The Streets) ou Eminem :

Alex Turner : Je ne vois pas…
Nick O Malley : Dr Dre !

ARCTIC MONKEYS : « CRYING LIGHTNING » (2009)



Avez-vous eu très tôt des idoles américaines ?

Alex Turner : Je garde le souvenir des premières fois que j’ai touché une guitare, je voulais ressembler à Jimi Hendrix. Après, je suis attaché à des personnalités peut être plus marginales comme Roky Erickson (ex-leader de 13th Floor Elevator) ou les mecs de Creedence Clearwater Revival.

Nick : Je citerai volontiers Steven Seagal aussi, c’est un musicien génial.

Était-ce prévu dès le départ de faire tout votre disque aux États-Unis ?

Alex Turner : Non, on cherchait à voir ce que ça allait donner. Il nous fallait changer d’air. On a commencé par aller voir Josh Homme. Il a voulu utiliser son studio à Joshua Tree. Ça a commencé comme ça et on a plutôt aimé ce que ça rendait. Comme on avait aussi prévu de travailler avec James Ford et qu’il s’est retrouvé aux États-Unis en même temps que nous, on a enchaîné direct par des séances avec lui.

Vous connaissiez le désert de Joshua Tree avant ?

Alex Turner : Non.

C’est dépaysant par rapport à Sheffield ?

Alex Turner : Oui, plutôt.

Nick O’Malley : Il y a comme une différence dans le paysage…

ARCTIC MONKEYS : « POTION APROACHING » (2009)

Pensez-vous que cela joue dans le manque d’ambiances “urbaines“ dans la musique si on compare à ce à quoi les précédents disques nous avaient habitué ?

Alex Turner : Ce n’est pas que ça. Je pense surtout que nous retrouver là-bas nous a fait écrire encore davantage. Et puis on vieillit, c’est un fait (Alex Turner est agé de 23 ans, ndla). Nous sommes très soucieux d’écrire des chansons qui changent de ce que nous avons pu faire.

Deuxième partie de l’entretien ce dimanche…

Album : « Humbug » (Domino-Pias)

ARTICLE « ALEX TURNER : UN SINGE EN HIVER » À RETROUVER DANS LE NUMÉRO 11 DE VOXPOP

VoxPop 11 - Regina Spektor, Arctic Monkeys, Miossec, Jeff Buckley...

Une Réponse to “Arctic Monkeys : Desert Storm ? (1/2)”

  1. wow super bon j adore et merci de nous faire jouir auditivement !!! a plus !!!

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