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Girls, rencontre avec des gentils branleurs

Girls

Le lendemain d’une session à la Maison de la Radio pour l’émission C’est Lenoir, et juste avant leur concert au Point Ephémère (Paris), on a attrapé les deux Girls Christophe Owens et Chet Jr. White pour leur poser quelques questions. A peine réveillés, ils racontent leurs débuts et l’enregistrement de leur premier disque « Album ».

Sur votre album, les chansons sont produites avec plusieurs styles différents, alors qu’en concert en ressent plus un sentiment d’unité. Comment expliquez-vous cela ?

Quand on a enregistré, le groupe n’existait pas. Mais il n’y a pas de raison particulière, on voulait juste enregistrer. Après la question du live s’est posée, on voulait pouvoir jouer ces chansons. Ce groupe a été réuni pour la tournée. Mais on va voir ce qui se passe avec ces personnes. Peut-être qu’on continuera à jouer avec eux, et peut-être qu’on aura envie d’avoir plus de musiciens aussi. Cet album est vraiment une image de nous deux, je pense qu’il y aura du changement la prochaine fois.

La signature, le buzz, la promo, la tournée, tout est arrivé assez rapidement. Qu’est ce qui a changé dans vos vies ?

On travaille plus ! On doit beaucoup parler de nous, ça nous met un peu mal à l’aise. Il y a plus de personnes qui sont impliquées dans ce qu’on fait. Tout le monde nous demande tout le temps ce qu’on compte faire après. Mais bon, c’est assez marrant tout ça finalement. Il faut que ça reste marrant. Aller de Londres à Paris, filer en Belgique ensuite… Même si on n’y reste que 24 ou 48 heures, c’est assez intéressant pour des mecs comme nous. C’est mieux que d’être chez soi à se demander ce que tu vas faire de ta journée.

Pouvez vous me décrire votre vie d’avant à San Francisco ?

Une vie normale, on avait des jobs, et puis après le boulot, tu retrouves tes amis, tu vas voir des concerts. Juste la vie au jour le jour, quoi. Ce n’est pas qu’on avait jamais pensé faire de la musique notre activité principale, mais ce n’est pas simple. Tu ne te réveilles pas en ayant la révélation : « Je vais monter un groupe, enregistrer un album et faire une tournée en Europe et aux Etats-Unis ». On a participé à des groupes, mais ça restait une pratique amateur. On avait fait des petits concerts, eu quelques articles dans la presse locale. C’est facile de faire la musique que tu aimes. Le plus difficile est de la communiquer à d’autres personnes. Et au bout d’un moment, si tu ne peux pas communiquer cette musique, la faire écouter, ça n’a plus beaucoup de sens.

A quoi ressemble la vie dans cette ville ?

C’est assez petit en fait. Tout le monde se connaît. Enfin, c’est un peu exagéré, mais ce que je veux dire c’est que ça fonctionne beaucoup par cercles d’amis. Plus qu’à Londres, New-York ou Paris je crois. Après, c’est la Californie. C’est agréable de vivre là-bas. Il y a des trucs cool à faire, des gens cool qui y vivent. C’est assez joli, même si parfois tu as des styles de constructions assez modernes très agressifs. Tout le monde a cette image un peu folle de San Francisco, comme si on trouvait partout des groupes de garages qui joueraient très fort dans les rues avec des gens qui sautent tout autour, mais c’est juste un vieux mythe.

Comment avez vous décidé de vous professionnaliser Girls ?

Au départ, on voulait juste enregistrer quelques titres, sans ambition particulière, pour le plaisir, pour nous. Et autour de nous les réactions ont été très positives. En fait, ce sont les personnes extérieures qui nous ont poussé à devenir un groupe.  De fil en aiguille, on a eu de plus en plus d’opportunités qui se sont présentées à nous et on a réalisé qu’on pouvait devenir un groupe si on le voulait. Il faut avouer aussi qu’on n’en pouvait plus de nos jobs, donc le choix a été vite fait. On prend ça comme une chance de ne pas être obligé de travailler à côté.

Quel genre de consommateurs de musique étiez-vous avant de monter Girls ?

On a commencé à aller voir des concerts quand on était ado. Des groupes de punk américain, dont personne ne connaît les noms ici. Après, on a un peu élargi nos goûts musicaux. Je me souviens d’avoir été à un concert de Fugazi. C’est fou comment ce groupe fonctionne en live. On voit l’énorme travail qui a été fait en amont. Ils arrivent à communiquer un son incroyable. Je ne sais pas si le punk a vraiment influencé nos chansons. Peut-être que ça nous a donné envie d’être dans un groupe et que c’est en ça que tous ces groupes nous ont influencé. Ils nous ont donné la possibilité de faire ce qu’on avait envie de faire.

Vos chansons mettent en avant le romantisme de la vie, la naïveté des sentiments, c’est très adolescent tout ça. Vous cherchez à retrouver vos émotions d’ados pour écrire ?

Non, je crois que c’est très inconscient. C’est comme ça que la musique sort, mais ce n’est pas un objectif qu’on s’est fixé. Chet Jr White : Sur cet album, ce sont les premières chansons que j’écris, donc j’imagine que c’est simplement ma manière d’écrire des chansons. Christopher Owens. Nous n’utilisons pas particulièrement les drogues pour faire des chansons. On en consomme comme tout le monde, mais pas pour nous mettre en condition. Il n’y avait pas du tout de concept prédéfini quand nous avons écrit cet album.

Une Réponse to “Girls, rencontre avec des gentils branleurs”

  1. alioune dit :

    salut comment vous allez je cherche des amie je suis un jeune senegalais habite a dakar

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