
Hugo Lloris : l’un des 2 ou 3 meilleurs du monde à son poste et pourtant un charisme proche du niveau de la mer. Une tête de stagiaire chez Free qui passe ses week-ends sur un VTT et qui lit des bouquins de Bernard Werber. Un regard de petit garçon épileptique qui croise les doigts pour que les vestiaires de la piscine soient individuels. Hugo Lloris est exceptionnel mais il est l’antithèse du funky et du fun tout court. Il est notre Joy Division.
Steve Mandanda : gentil, doux, calme, intelligent, cultivé, talentueux, champion de France, mais deuxième à vie. Va pourtant plus loin que Lloris à World of Warcraft et ça personne n’en parle. Steve Mandanda aurait pu être une icone. Il est notre Donovan.
Cédric Carrasso : une brosse, du gel, des muscles, un sourire Colgate, un bronzage. Bref, une touche d’entraîneur de bodyboard. Peut dès à présent rester en combi, car va avoir le temps d’aller à la plage. Cedric est notre Christophe Maé.
Bacary Sagna : impeccable et imposant à Arsenal, terrorisé en Equipe de France. Infoutu de centrer, incapable de prendre une initiative offensive correcte. Choisit systématiquement l’attaquant adverse comme excuse pour ne rien proposer dans le jeu. L’exubérance de ses prestations étant inversement proportionnelle à celle de ses cheveux, il se fondrait dans le décor s’il le pouvait. Bakary Sagna a l’air sympa, ceci dit. Il est notre The Chameleons.
William Gallas : un cheveu sur la langue mythique, une grande gueule marrante et une fiabilité à conjuguer au passé. William Gallas est notre Akhenaton.
Gaël Clichy : a un nom de ville déprimante. Il est notre Beirut.
Patrice Evra : commence toujours ses matches à bloc. Nous fait le coup du meilleur arrière gauche du monde l’espace de dix minutes. Puis disparaît souvent, petit à petit, dans le vite fait ou le discutable. Fêtard et chambreur patenté, il n’a pas peur de grand chose (cf. sa mini-baston avec Vieira pendant l’Euro 2008, ou son anthologique tacle à hauteur de gorge sur ce gros con de Ballack en début de saison) et accumule les surnoms idiots (type : le Crapaud). Patrice Evra est notre Lil Wayne.
Eric Abidal : dixit ses coéquipiers en Equipe de France : « un sacré blagueur ». Dixit ses potes au Barça : « un vrai boute-en-train ». Dixit les attaquants bénéficiaires de son légendaire marquage à trois mètres : « un type a-do-rable ». Eric Abidal a le don de nous faire peur tout en nous faisant marrer. Il est notre Cradle of Filth.
Marc Planus : membre avec Jean-Luc Sassus du fan club du S muet. Un nom pas possible, des traumatismes qui remontent à l’enfance et un début de calvitie : Marc Planus n’a pas de chance et mise tout sur la bonne prononciation des gens. Il est notre Q-Tip.
Anthony Reveillère : aimerait tellement être une caillera et avoir l’air plus méchant. Au moins, les mecs arrêteraient de lui tirer son iPhone dans le bus. Alors Antho porte du streetwear, se fait des tatouages et s’achète des boucles d’oreilles chez Zara Homme. Problème : Antho est un petit Blanc avec une raie sur le côté et une tronche de mannequin Orangina. Il paraît aussi qu’il est fan de foot. Il est notre M Pokora.
Sébastien Squillaci : aurait aimé jouer dans un grand club avec Patrice Evra mais joue au FC Séville. Avec Julien Escudé. Aurait pu avoir un nom à jouer dans les Soprano, mais aurait plus sa chance dans « Mafiosa ». Emmenez-le au Zaman et il paiera des coups au DJ. Sébastien Squillaci n’est pas un mauvais bougre, seulement il n’est jamais au bon endroit au bon moment. Le timing et lui ça fait deux. Il est notre Jon Spencer Blues Explosion.
Cet entrée a été affiché Jeudi, 20 mai, 2010 à 18 h 30 min. Classé sous tout & musiqueet avec les mots-clésequipe de france, foot, liste des 24. Vous pouvez suivre toutes les réponses à cette articles à travers le RSS 2.0 feed.
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Excellent !!!!!!!!!!!
Gaël Clichy : a un nom de ville déprimante. Il est notre Beirut.
En gros si on est libanais et qu’on habites Clichy on a tout gagné…
Dommage Beyrouth à été élu par le NY Times ville n°1 a visité en 2009 !!
Ah miiiince. Je suis dégoûté.
lol
AH AH AH AH AH AH AH AH
E-NOR-ME ! Un des meilleurs articles sur l’EDF depuis des lustres, j’aurais aimé en être l’auteur.
Pour chipoter j’aurais seulement remplacer la chanson de Beirut par « Nantes » (rapport à la déprime des canaris) ou plus simplement « The Penalty » (en version Take Away Show) et mis « Don’t look back in anger » pour Titi/Noël. Mais bon il n’y a qu’un sélectionneur et en l’occurrence il a de meilleurs mots que notre Ray national.
Bravo pour l’article. Absolument genial.