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Stuck In The Sound (2/2) : « On est dix fois plus fiers de ce disque que du premier’

Stuck In The Sound © Natydred

Stuck In The Sound © Natydred

Suite et fin de notre copieuse bavette taillée avec l’atelier chant et guitares de Stuck In The Sound…

Votre premier album ressemblait à une compilation des meilleures chansons que vous aviez accumulé depuis vos débuts, d’où sortent les nouvelles chansons ? Certaines sont-elles anciennes ?

José : Pour le premier album, on a du faire une centaine de dates ce qui nous a frustré artistiquement. On est rentré en studio gonflés à bloc.

Emmanuel : On avait déjà rôdé “Shoot Shoot“ et “Teen Tale“ sur les dernières dates et elles sont devenues les pôles du disque, elle nous ont donné la direction à suivre. La première c’est du rock très 90’s alors que l’autre est une des chanson les plus pop qu’on ait pu faire.

José : Le reste du disque a été composé après trois sessions d’une semaine à Bordeaux, en faisant deux chansons par jour. On a plein de faces B.

Sur la pochette on voit une jeune fille avec un T Shirt Stuck In The Sound est-ce que ça illustre l’intention de destiner explicitement ce disque à votre public ?

José : On écrit nos chansons pour nous d’abord. Pour nous satisfaire. Mais on pense aux fans en second lieu. Ce qui nous intéressait c’était bosser sur la thématique de l’adolescence. On avait envie de travailler autour de cette mélancolie-là.

Emmanuel : Les chansons sont sorties assez naturellement, les unes après les autres. Si on ne pensait pas directement aux fans, on pensait à l’interprétation de ces chansons en concert. On n’aurait jamais gardé 12 chansons mid tempo et mélancoliques sur le disque. On n’aurait jamais pu défendre ça en live. On ne se sent pas encore capable d’assumer des lives pouvant apparaître un peu plombants. On est encore des petits jeunes !

Est ce que le constat de l’absence d’un single fort sur ce disque vous a fait peur ?

José : Non, on est dix fois plus fiers de ce disque que du premier. C’est à cause de “ToyBoy“ qui écrasait trop ce premier album. On l’a assez mal vécu finalement. On voulait un deuxième single sur l’album avec “Waste“ mais il n’y avait rien à faire. Au moins sur ce disque, de la première à la dernière chanson, on a une histoire. C’est vraiment un aboutissement pour nous mais aussi le début de quelque chose. On a maintenant conscience de là où on veut aller dans le futur.

Après ce travail sur le format album, comment vivez vous le fait que via le téléchargement, beaucoup de gens n’iront pas forcément écouter l’album en entier.

José : C’est normal et c’est même intéressant pour nous. On se rend compte de ce qui plait. “Shoot Shoot“ a l’air de pas mal s’imposer sur cet album là. “Teen Tale“, “Dirty Waterfalls“ et “Utah“ plaisent pas mal aussi.

Emmanuel : Finalement, mieux vaut que les gens aillent piocher sur cet album-là que sur l’autre. À nos yeux, les chansons sont toutes aussi bonnes et aucune n’est embarrassante pour nous.

José : Par contre ce qui nous fait le plus plaisir c’est quand on reçoit des messages d’ados de 14 15 ans qui nous écrivent qu’ils n’arrêtent pas d’écouter l’album du début à la fin.

Ils vous parlent de comment ils vous ont découverts ?

José : Par “ToyBoy“ principalement, par le live aussi. Mais maintenant ; il y en a plein qui viennent aux concerts à cause de Guitar Hero. Ils ont eu le jeu à Noël et ils veulent voir “ToyBoy“ en live. Ça prend des proportions sur scène. À la tournée précédente, on avait un gamin qui montait sur scène pendant la chanson, maintenant ils peuvent être 20 et c’est l’hystérie à chaque fois. Ça m’arrive souvent de ne plus pouvoir chanter la chanson. Les mecs la chantent à ma place. Selon la chanson, on n’a pas l’impression de s’adresser au même public. Si je joue “Utah“ je regarde le fond. Elle est pour les adultes qui veulent replonger dans leurs souvenirs glauques d’ado.

Emmanuel : On a apprécié que dès le troisième concert, on trouvait des gens qui chantaient “Ouais !“ avec nous, pareille pour “Shoot Shoot ! “.

Comment s’est passé le travail à Bordeaux et votre rencontre avec les groupes locaux ?

José : On a l’impression d’avoir été adoptés. On est très liés à la scène pop, des groupes comme Calc notemment.

Emmanuel : La première fois qu’on y était allé, c’était pour jouer à l’Hérétic et c’était chaud. Les groupes Bordelais ont autant d’ego qu’à Paris. Et finalement, à force d’y aller, on est devenu des Bordelais d’adoption.

José : Notre tourneur est le même que celui de Eiffel.

Emmanuel : On préparait des dates avec eux dans leur studio, du coup on a composé le disque là-bas. Toutes les bases des morceaux sont nées là-bas.

José : On bouffait dans les meilleurs restos pour dîner, on picolait un peu après et c’est ensuite qu’on s’enfermait pour travailler.

Emmanuel : C’est pour ça que les gens ne comprenaient ce qu’on foutait là. En fait quand ils allaient se coucher bourrés, nous on allait travailler !

L’avenir pour vous c’est l’international ? Etats-Unis Angleterre… ?

José : Les Etats-Unis oui. L’Angleterre non.

Emmanuel : On va directement attaquer l’Etoile Noire ! Sans mauvais jeu de mot involontaire attention !

José : On va sûrement aller en Allemagne. Les Hushpuppies et Neïmo marchent bien là-bas. Sinon, Espagne, Pays-Bas… Mais avant tout les States, c’est ça qui nous intéresse. On va y rester longtemps, y faire une vraie tournée. On va prendre nos femmes, nos enfants, et on va aller là-bas !

Emmanuel (d’un air désabusé) : Si tu savais comme ma femme est américanophile…

Une image des archives de AreYouLoaded : l’époque où Stuck In The Sound n’était pas encore signé mais où “ToyBoy“ était déjà un tube. C’était à La Maroquinerie le 11 juin 2006 et Pim Mory filmait

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