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Tame Impala : the next big thing

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Ils feront le même boucan que les White Stripes et les Strokes lors de la sortie de leur premier album. Ils sont trois, ils sont australiens. Ils sont roots. Ils n’ont sorti qu’un EP, mais sont déjà « big » chez eux, en Australie. Sans peur ni honte, tentons de démontrer pourquoi Tame Impala est destiné à devenir « le plus grand groupe du monde ».

Techniquement, ces mecs n’ont même pas sorti d’album. Seulement un EP, six chansons et puis s’en vont. Tame Impala, c’est Kevin Parker aka le Grand Despote Australien, qui a enregistré tout le disque de A à Z. Ses compères jouent seulement les sparring-partners en concert et en interview.

Pour Parker, Tame Impala est à l’origine un projet solo auquel sont venus se greffer Jay Watson (batterie), Dominic Simper (basse) et, plus irrégulièrement, Paisley Adams (guitare). Une « impala » est un animal voisin de l’antilope, et « to tame » signifie « dresser » en anglais. Voilà pour le nom du groupe. En juillet 2008, ils se font signer par Modular, le label de référence australien, et rejoignent ainsi The Presets et Wolfmother dans le catalogue maison. Deux mois plus tard, ils sortent leur premier EP, dont l’artwork est l’oeuvre de Kevin Parker himself. Pour conclure, leur dernier single, Sundown Syndrome, a été enregistré au Toe Rag Studio avec Liam Watson, à qui l’on doit Elephant des White Stripes et le dernier album d’Hugh Cornwell, le chanteur des Stranglers.

Bon, c’est peur-être pas « the next big thing » comme je l’annonce en titre mais au moins ça me servira à émettre certaines micro-thèses génériques et avis personnels. Sur notre objet du jour – bien entendu, mais aussi sur la musique.

Dans le rock, rien de semblable à  Tame Impala n’a eu sa place sur mp3, myspace, vinyl et CD depuis, disons… quelques années. The Horrors, Arctic Monkeys, Black Lips et Eagles of Death Metal sont les derniers « jeunes » groupes à avoir obtenu la ceinture noire du rock : la Reconnaissance Globalisée. La variable d’ajustement se situe dans ce qu’on appelle « le goût » musical et celui-ci s’applique à chaque individu, ainsi ne vous voyez pas offensé si votre groupe favori ne figure pas dans cette liste qui n’a aucunement la prétention d’être exhaustive.

MGMT, les Black Keys et Yeasayer ont déjà choisi par le passé nos chers australiens pour assurer leur première partie. Tame Impala entre dans le grand dojo du rock par la petite porte, et fait la tournée des festivals au Japon en ce moment même. Parait-il qu’ils auraient leur flopée de fans à Tokyo (mais nuançons, quel groupe n’a pas une flopée de fans à Tokyo ?). En Europe, ils restent aussi manifestes qu’un rayon ultraviolet (quelques blogs ont vaguement évoqué leur existence).

Jusque-là, me direz-vous, c’est un début de carrière plutôt normal pour un bon groupe. Votre question, je la devine, ce serait quelque chose du genre « qu’est-ce qui fait que Tame Impala se démarquera des autres ? ». Les raisons, les voilà. Kevin Parker est un despote musical, un vrai control freak doublé d’un nerd de première catégorie, pas juste un énième génie décadent issu d’un quelconque patelin californien. Concrètement, il est de la trempe de ces frontmen à l’ancienne, sans le côté résolument underground, virtuose et volontairement confidentiel pour la postérité. Le son de Tame Impala a l’envergure et la densité réglementaires pour toucher les midinettes « premier-rang-je-crie-je-pleure », les néo-hippies marijuanaphiles et les vieux ours barbus sociopathes.

Tame Impala c’est l’ergot de seigle plus communément connu sous le nom de LSD. Tame Impala c’est l’Australie comme on l’aime (sans les insolations). Tame Impala c’est une réaction somatique, une pupille dilatée, style éclipse solaire. Tame Impala c’est le manteau spirituel du psychédélisme. Tame Impala c’est une transe cataléptique sans aucun risque. Tame Impala c’est un parc ensoleillé rempli de jolies filles assises sur l’herbe. Tame Impala c’est se taper toutes ces jolies filles. Tame Impala c’est bien.

LECTEUR MYSPACE TAME IMPALA

3 Réponses to “Tame Impala : the next big thing”

  1. Enola dit :

    Bravo ! Depuis le temps que j’attends un article sur Tame Impala !!! Et c’est Vox Pop qui s’en charge… Classical ! Bravo !

  2. Anton dit :

    +1
    vivement leur passage en france

  3. [...] maintenant le lien d’un article que j’ai publié sur le site de Voxpop, cet été, qui en parlait. Je ne vais donc pas vous [...]

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