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Kontpab. (« Je suis perché, ça compte pab »)

Ville dotée du même sex-appeal que Dunkerque sans les reconstitutions historiques d’embarquement sur plage, Chicago c’est effectivement avant tout les Chicago Bulls et la probabilité de voir le fils de Yannick Noah dealer de l’herbe devant chez soi. Musicalement, c’est pourtant bien plus excitant. Sufjan Stevens a déjà ululé au banjo à quel point l’Illinois était cool. Des preuves incommensurablement plus hystériques ? Kid Sister, Someone Still Loves You Boris Yeltsin ou Busta Rhymes sont tous des régionaux de l’étape. Après Machinegong et Raydoncong, deux premiers EPs qui n’avaient pas vraiment quitté la région des Grands Lacs, Mahjongg aurait pu tenter l’allitération en « ong ». Genre ; DonkeyKong, SavedbytheGong ou Al Capong, autant de titres concevables qui en jettent. Mélange organisé de résidus de Can, Gang Of Four, Talking Heads ou Battles pour les contemporains, Mahjongg a déjà séduit un public d’esthètes qui a su dépasser le patronyme débile et apprécier les élucubrations d‘Hunter Husar (sur le toit) et sa bande. La pochette de l’album est un auto-stéréograme. Un concept visuel sûrement utilisé dans les capsules Spoutnik et qui pourrait raisonnablement faire rire tous les scientifiques de plus de 62 ans. Pour les autres c’est avant tout une preuve de sympathie supplémentaire et un jeu d’optique gratuit

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