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ENFIN DES WINNERS À LIVERPOOL

The Wombats, la révélation pop britannique de ce début d’année ? Version longue de l’interview parue dans Voxpop. (Photo : Eglantine Molokostar)
THE WOMBATS « LOST IN THE POST »

Pour être franc, la première fois que j’ai entendu parler de vous, je me suis dit : « Tiens, encore un groupe anglais au nom à coucher dehors ». Dites nous maintenant ce qui vous a décidé à choisir ce nom ?

Dan Haggis (batterie, voix et claviers): Mais pour nous aussi ce nom est bizarre. Tout c’est vraiment décidé lorsque l’organisateur d’un concert nous a demandé notre nom. Sur le coup, on a un peu paniqué et on a du improviser. Coupe de bol: il y avait ce nom qu’on avait en tête depuis quelques temps.

Matthew Murphy (chant et guitare): Il ne te dit pas tout. Faut remonter plus loin. A l’époque, pour déconner, on s’appelait les « wombats idiots ». Ça vient du fait que j’ai écris une chanson sur un personnage qui tombe sous le charme de Wombo le wombat, un animal complètement fictif. On n’aimait bien les trips sur les animaux à ce moment.

,Des histoires un peu loufoques, les amours de collège, pourquoi ce goût pour l’ambiance un peu soap opera teenage ?
Tord Knudsen (basse, voix et claviers) : On a voulu parler de nos expériences mutuelles et aussi de la vie de tout le monde. Le but est que toutes les générations se retrouvent un peu. Puis, on a aussi passé un cap : peut-être que ce n’est pas flagrant, mais il y a aussi de l’autodérision dans nos textes.

DH : Tu as raison en fait : la musique qu’on fait doit être dansante et pas prise de tête. Un truc accessible qui file le sourire aux gens qui ont le cafard !!

,A guide To Love, Loss and Desperation: c’est quoi, des conseils pour la jeune génération ?
DH : La vie est faite de ces moments où l’amour commnce puis tourne au vinaigre et finit mal. Mais après tu te relèves et tu recommences. C’est le cycle de la vie, rien de plus. Et c’est ce dont nous parlons dans nos chansons. On ne parle pas non plus que de fêtes et de bières ! Après, on n’avait un choix à faire entre faire des chansons plus torturées ou plutôt diluées dans des musiques gaies. Et on a opté pour la seconde solution.

Tout le contraire d’un groupe comme Joy Division, donc. Dans ce cas, votre chanson « Let’s Dance To Joy Division » : un pied de nez ou un hommage ?

MM : Ni l’un ni l’autre, en fait. On aime bien Joy Division mais pas au point de leur faire un hommage. C’est juste que les paroles m’ont été inspiré par une soirée assez mémorable qu’on a fait ensemble. A un moment, toute la salle est chaude et on entend « Love Will Tear Us Apart ». Tout le monde s’est mis à monter sur les tables et à danser !

TK : Nous aussi on s’est éclaté mais c’est assez drôle de savoir qu’on peut danser sur des chansons aux textes plutôt sombres.

THE WOMBATS “LET’S DANCE TO JOY DIVISION”

,Vous avez déjà duré plus longtemps que Joy Division. Qu’avez-vous fait depuis 2003 ?
TK : C’est pas très dur en même temps ! A la limite, je préfère faire une carrière aussi longue que celle de New Order.

DH : On a rien calculé sur l’avenir du groupe. C’est un peu comme si tout nous était tombé dessus sans avoir trop bougé le petit doigt. On s’est rencontré à l’école de musique à Liverpool et on a commencé à jouer ensemble dans des bars. Au début, on faisait ça pour le fun. Mais quand on a commencé à comprendre que ça pouvait plaire, chacun a lâché son groupe respectif et on a mis les bouchées doubles. Après deux ans environ, on a enchaîné une première tournée dans le pays un peu à l’arrache. Puis le reste est venu de la même manière que tous les autres groupes: on a trouvé un label, on a fait des singles et on est parti faire une autre tournée aux Etats-Unis.

,J’ai entendu dire que cet album n’est pas le premier et que vous êtes parti en faire un au Japon. Un choix assez étrange…
MM : On ne peut pas dire que ce soit vraiment un album. Disons que c’est un arrangement de nos chansons depuis le début de notre formation. Mais on a pas vendu grand-chose je crois : un truc dans les quelques milles exemplaires.

DH : On ne regrette pas ce qu’on a fait, au contraire. A l’époque, l’idée nous a même plu. On s’est dit qu’il fallait tout tenter et continuer de s’amuser. Je crois aussi que notre vrai album ne serait pas réussi sans cette petite escapade. Du coup, on a retravaillé des morceaux du début qu’on a mieux développé sur scène depuis. C’était un bon coup d’essai.

,THE WOMBATS « MOVING TO NEW YORK »

Certains voient en vous la relève des Beatles mais d’autres pensent que vous êtes un énième groupe de rock anglais à la rythmique bourrine qui va faire une carrière éclair. Votre avis ?

MM : Nous comparer aux Beatles est plutôt une bonne nouvelle mais après je connais peu de groupes qui ne sont pas influencés par eux. Après, oui, c’est vrai, c’est un peu le lot de chacun de se référencer aux big boss de la pop. Mais personnellement, je ne me suis jamais mis de pression inutile. On aime trop rigoler et continuer à faire la fête pour ça !

TK : Après, sans parler des Beatles, on a un truc qui peut faire la différence : on ne se prend pas au sérieux comme la plupart des groupes. On ne cherche pas à s’habiller rock’n’roll à tout prix (il montre les chaussettes arc en ciel de Matthew) et à se donner un style faux juste pour faire bad boy. Quand on joue, on est sincère et on s’éclate. Les gens aiment ça, c’est l’essentiel.

,Hormis la pop, votre musique contient du punk, du rock véloce, des interludes a capella,… Où puisez-vous vos influences?
DH : On a tous évolué dans des groupes différents avant de se rencontrer. Dès le départ, même si on était fans des mêmes groupes (tous parlent de Radiohead ou des Clash), on était assez complémentaires. Notre musique aujourd’hui n’est en fait qu’une sorte de conjugaison de nos influences et de notre expérience d’avant.

TK : Pour ma part, contrairement à Dan qui écoute plus de folk que moi, j’ai eu une grosse période punk et métal. Je pouvais très bien écouter les Green Day comme les Deftones.
Pour finir, un petit lot de questions rapides. Répond qui voudra…

La musique que vous écoutez le matin ?

MM : Du R’n’B (rires)

DH : Mercury Rev, tout ce qu’ils font.

Le dernier film que vous avez vu ?

TK : Sicko, de Michael Moore. Un docu incroyable !

DH : Ma Mère, avec Isabelle Huppert. J’aime bien les films français.

Votre rituel avant d’entrer sur scène ?

MM : Un verre de vin rouge ou de l’eau.

THE WOMBATS EN CONCERT :
-21 MARS À PARIS (TRABENDO)-complet-
-17 AVRIL À DIJON (LA VAPEUR)
-18 AVRIL AU 22 DU PRINTEMPS DE BOURGES
-6 JUILLET AU MAIN SQUARE FESTIVAL (ARRAS)
-13 JUILLET A MUSILAC FESTIVAL (AIX LES BAINS)
-AUX VIEILLES CHARRUES (17-20 JUILLET) CARHAIX

THE WOMBATS « BACFIRE AT THE DISCO »

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