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KID BOMBARDOS : « On a vécu le concert de la fourchette »

kidbombardos

Ils étaient l’OVNI rock français de 2008. Les Kid Bombardos, désormais signés sur l’excellent label Sober & Gentle, s’apprêtent à sortir leur premier album. Cet interview avait été donnée lors du Printemps de Bourges 2008 dont ils furent la meilleure découverte.

Les Kid Bombardos seront à l’Affiche de la soirée de VoxPop et BPM « Les Pop Ups » le vendredi 11 septembre 2009 à La Maroquinerie (Paris XXe) avec SH** BROWNE et Sourya.

Kid Bombardos : « I Round The Bend » (2009)


Ils ont à peine 18 ans et font déjà frissonner. Ces garçons ont écouté des disques c’est sûr, mais sont loin d’être révérencieux. Poseurs, c’est pas non plus leur truc. Quand on les rencontre, le contact est plutôt timide, plus de trace des instincts de fauves en chasse d’intensité qu’il dégagent sur scène. Les Kid Bombardos nous intriguent et tout le monde a besoin de les découvrir.

Un concert à 14h, un peu audition, ça vous fait quel effet ?
Vincent (Chant, guitare) : On avait déjà joué à 14h au festival Garorock et ça s’était bien passé. Moi ça m’a foutu la rage en fait. Que les gens soient assis, que ce soit des pros. J’étais tendu mais dans le bon sens.

Revenons à votre nom de groupe. Il vient de votre grand-père, c’est ça ?


Non arrière-grand père. C’était son nom quand il était boxeur. Ça s’est imposé assez naturellement puisqu’on est trois frères dans le groupe, plus un pote. On a choisi ça naturellement.

En quoi ça vous ressemble ?

Je crois que tous, on se sent sur scène comme sur un ring. Les concerts nous font l’effet de combats. On a assez vite assimilé cette image.

Kid Bombardos : Stuck (2008)

Quels ont été les disques qui vous ont poussé à écrire vos premières chansons ?


Tous à tour de rôle : C’est la “banane“ du Velvet qui m’a fait écouter tout le reste. Is This It ? des Strokes aussi. Comme nos parents écoutaient pas mal toute cette musique : Stones, Dylan, Leonard Cohen… Il y a le ska et les Specials aussi.

Vous avez vite commencé à jouer entre frères :

Vincent (Chant, guitare) : J’ai commencé la guitare quand j’avais 8 ans. Thomas s’est mis à la basse deux ans après, puis Simon à la batterie. J’ai rencontré David qui s’est mis à la guitare pour intégrer le groupe. Il est parti un temps à Tahiti et à son retour, j’avais écrit des textes que je chantais. On a commencé à partir là les concerts sur Bordeaux.

Vous avez vite commencé à jouer vos propres compos ?


On n’a jamais fait de reprises en fait. Au début on composait de la musique mais on n’avait pas de paroles. Et c’est venu petit à petit. Maintenant on a 12 chansons de prêtes pour la scène. Certaines restent de côté. Des vieilles qu’on a laissé tomber et des nouvelles dont on n’est pas encore sûr. On essaie de peaufiner le set qu’on a pour l’instant.

Kid Bombardos – I’m Gonna Try (live BT59, 2008)

Ça a été facile de vous faire connaître à Bordeaux ?


À la base, on n’avait aucun contact. On a donc envoyé notre démo aux petites assos comme aux gros labels. L’association “Allez Les Filles“ est tombée dessus, ça nous a permis de faire un premier concert qui s’est bien passé. On a réussit à tourner un peu partout sur Bordeaux pendant un an. Après on a eu envie d’aller voir un peu ailleurs. On est venus sur Paris, ce qui nous a permis de rencontrer JB (Jean-Benoit Ambrosini qui s’occupe également de Go Go Charlton). Après on a un peu refusé la hype parisienne etc. On nous a proposé de jouer au Gibus (soirées du mensuel Rock & Folk) par exemple il y a quelques temps et on a refusé.

C’est marrant, vu vos influences, ça colle avec celles revendiquées par les groupes de ces soirées ?


Vincent : Ce qui se passait à ce moment-là à Paris, je crois qu’on n’était pas du tout dedans, en fait. Bon on a joué avec les Naast et les Plastiscines ) à Bordeaux et ça c’est assez mal passé. C’est le “concert de la fourchette“ (à l’issue d’un concert à Bègles (33) en mars 2007, Gustave Rambali, des Naast, avait blessé d’un coup de fourchette à l’œil un adolescent d’un autre groupe. L’histoire a surtout fait les beaux jours du “Petit Journal People de Yann Barthes sur Canal +, ndlr). Après, nous, on aimait cette musique avant qu’elle ne redevienne à la mode donc…

Alors vous êtes heureux de l’aventure défouloir du groupe ou derrière il y a une vraie ambition professionnelle ?

Il y a une vraie ambition professionnelle. On veut vivre de notre musique. On sait que c’est dur mais on a le droit d’en rêver. On a tous arrêté les études sauf Simon. On l’a fait sans demander aux parents donc maintenant notre vie c’est soit rien soit la musique. Mais nos parents nous soutiennent. Ils nous amènent partout en voiture, viennent aux concerts.. Et puis c’est eux qui nous ont fait écouter toute cette musique aussi donc bon… C’est des grands fans des Jesus & Mary Chain, les Smiths, Morrissey

Vous voyez votre avenir en France ou le salut ne viendra que d’un succès à l’étranger ?


Il faut jouer partout. Peu importe si ça nous demande de partir même aux États Unis. Pour l’instant on reste en France, d’autant que ça à l’air dur là-bas. En Angleterre ils sont tellement habitués à voir des bons groupes plus jeunes que nous et qui envoient pareil que nous toutes les semaines tout en chantant dans leur langue. Quand on arrive en étant des Français qui chantent en anglais, faut être sûr du coup ! Il faut essayer mais être rôdés avant.

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3 Réponses to “KID BOMBARDOS : « On a vécu le concert de la fourchette »”

  1. Laurent Blot dit :

    trop bon ce groupe

  2. Benjamin dit :

    Héhéhé et c’est des bordelais !! Et après on ose sacrer Clermont Ferrand « ville la plus rock de France » ??

  3. Allomusic dit :

    Allomusic vient de mettre en ligne sa biographie de Kid Bombardos, viens nous soumettre la tienne ou envoie-nous toutes tes infos pour gagner des allocrédits!

    http://www.allomusic.com/artiste/4162/is/KidBombardos

    A tout de suite!
    la Team

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