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« Le meilleur boulot du monde »

Distraits, sympathiques, fatigués. Ils étaient tout ça à la fois. Rencontre avec Glasvegas quelques heures avant leur passage au Nouveau Casino.
Au commencement…
À Glasgow, les gens n’étaient pas très intéressés par la musique. Alors on écoutait les disques de nos parents, Simply Red, ce genre de trucs. Puis il y a eu Oasis, et ça a tout changé pour nous. Ce fut comme une porte ouverte vers autre chose.
Le son que nous avons aujourd’hui est apparu naturellement, quand nous avons commencé à jouer ensemble. Les groupes que nous écoutions à l’époque nous ont influencé, bien sûr, mais pas au point de déterminer comment nous allions sonner. D’ailleurs, notre musique est plutôt unique, et assez difficile à classer.

,Un premier album, et un second quelques mois plus tard
L’enregistrement de l’album s’est fait à New York. Ce fut long et difficile, mais assez fun aussi. Nous savions déjà dans quelle direction nous voulions aller, car tout l’album avait été enregistré en demo. Et nous n’avons fait que réenregistrer les maquettes en fait, à la note près. Pareil pour notre album de Noël (« A Snowflake Fell (And It Felt Like a Kiss) », ndlr). Les morceaux utilisés pour celui-ci datent de bien avant notre premier disque, mais nous n’avons eu l’occasion de les enregistrer que récemment.
Pour nous, notre musique n’est pas sombre, et les textes non plus. D’ailleurs, les gens sortent de nos concerts assez euphoriques, donc on doit bien être un peu joyeux quelque part. Nous ne sommes pas des gens dépressifs. Enfin, le matin si, parfois. Mais comme tout le monde, non ?

,La vie en tournée
Être dans un groupe est le meilleur boulot du monde. Et l’on adore les tournées. On a déjà fait le tour du monde deux fois d’ailleurs. Le meilleur public ? J’ai envie de te dire Paris, mais c’est bien sûr à Glasgow, chez nous, que les choses se passent le mieux. Il y a bien sûr des pays où nous n’aimons pas jouer, mais ne compte pas sur moi pour te le dire. Nous écrivons énormément en tournée, et d’ailleurs le prochain album est déjà prêt. Ou presque.
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,Retour à Glasgow
On ne peut pas parler de scène musicale locale. Quand nous avons monté Glasvegas, tous les autres groupes essayaient de sonner comme les Libertines ou les Arctic Monkeys. D’ailleurs, ils doivent encore être en train d’essayer dans une cave. Mais nous ne sommes à Glasgow que deux semaines par an, donc difficile de juger réellement. On pourrait presque mieux te parler de la scène musicale new yorkaise. Enfin non, même pas, car on quittait le studio à quatre heures du matin à chaque fois, donc nous avons raté tous les concerts que nous voulions voir. Pour en revenir à Glasgow, difficile de parler de scène. Les bons groupes se comptent sur les doigts d’une main.

,Le NME
La presse anglaise, et le New Musical Express en particulier, nous soutiennent. D’ailleurs, notre single « Daddy’s Gone » a fini numéro 2 dans le classement des meilleurs singles du magazine. Mais je pense qu’ils ont fait une erreur, parce que les Klaxons étaient numéro 1 (rires). Après, on a conscience que l’on risque de se faire casser par la presse d’un moment à un autre. Donc on ne prend pas trop au sérieux ce qui se dit sur nous, sinon on devient dingue. On la lit de temps en temps, sans plus. Et de toute façon, notre attaché de presse ne nous envoie que les articles élogieux. On doit chercher nous-mêmes les articles plus méchants.

,La journée promo
On adore les interviews. D’ailleurs, plus il y en a, mieux c’est, car ça veut dire que les gens sont intéressés par Glasvegas. Bon c’est sûr qu’au bout de la vingtième, en fin de journée, tu commences à rêver et à divaguer un peu, tu es moins sérieux et tu en as surtout marre de répondre toujours aux mêmes questions. Mais bon, on ne va pas se plaindre.
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